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+ austen lysander walsh (ilvermorny)

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MessageSujet: + austen lysander walsh (ilvermorny) Sam 10 Déc - 17:06

Austen Lysander Walsh
Billet pour le Blue Streak
Nom : Walsh, une famille d'origine anglaise qui a immigré en Amérique au XVIIè siècle.Baguette : Bois de Sapin, contenant une plume de queue d'oiseau-tonnerre et mesurant 28,2 cm. Fabriquée chez Shikoba Wolfe.

Prénom(s) : Sa mère souhaitait l'appeler Austin, au départ, mais son mari a préféré quelque chose de moins commun en choisissant sa variante Austen. C'est un prénom qui trouve sa signification chez les esprits rationnels et analytiques qui sont facilement sujet au scepticisme et à la raillerie vis-à-vis du mysticisme. Lysander est tout simplement  le prénom de son grand-père.

Sortilège favori :Accio. On est jamais mieux servi que par soi-même. Pratique pour ne pas lever le moindre petit doigt quand on a soif et particulièrement utile pour confisquer des objets aux élèves que l'on aime pas.

Surnom(s) : S'il y a bien une chose qu'Austen déteste, ce sont les surnoms en guise de diminutif de prénom. Il trouve que sur le sien, c'est très laid et il considère que le respect de base passe avant tout par la prononciation entière du prénom d'une personne. Une de ses cousines a même tendance à vouloir l'enquiquiner en le surnommant Lys'.

Patronus : Un papillon. Il est clair que ce n'est pas un animal avec lequel Austen ressent beaucoup d'affinité. A vrai dire, le jour où il parviendra à produire un Patronus corporel, il ne comprendra pas pourquoi celui-ci prend la forme de cet insecte. C'est loin d'être son animal préféré, lui, qui aurait tant préféré un cobra ou un léopard. Toutefois, si un Patronus peut être l'expression de l'animal préféré d'un sorcier, il peut aussi prendre la forme d'un animal puisant au contraire dans les ressources de magie encore inexploitées de son maître, des ressources liées à son "moi" profond qui sommeille encore en lui et qui attend de faire surface un jour.

Naissance : Né le 12 septembre 2000, il a attendu presque un an de plus avant de pouvoir se rendre à Ilvermorny.

Épouvantard : Il prend la forme du moldu féroce et armé, ayant assassiné sa petite soeur, souhaitant le persécuter de manière sanglante.

Sang : Pur et il vaut sans doute mieux que cela le reste...

Ambitions : Faire prospérer le nom de sa famille au sein de l'aristocratie sorcière. Réussir sa future carrière professionnelle. Inventer de nouvelles Potions pour les vendre plus tard sur le marché des Apothicaires. Parvenir à maîtriser le mieux possible sa transformation en tant qu'Animagus.

Année : 5ème

Animal de compagnie : Un corbeau âgé de quatre ans, apprivoisé depuis qu'il est tombé de son nid dans le domaine familial. Austen l'a appelé Icare.

Informations importantes
Austen est sujet à des troubles obsessionnels compulsifs. Il a un besoin presque vital d'ordre, de symétrie et d'exactitude. Quelque chose qui n'est pas à sa place ou qui est mal rangé le rend tout simplement malade et fortement irritable.

Il est passionné de musique sorcière et c'est ce qui l'aide le mieux à se détendre. Il adore le piano et a appris à en jouer depuis tout petit. Quand il n'y joue pas, il se cantonne à la lecture de livres sur la magie.

Austen a tendance à apprécier les gens issus de bonne famille, bourgeoises et connues. Il ne ressent que de l'indifférence à l'égard de ceux qui n'ont aucune importance sociale quelconque à ses yeux.

Il a joué dans l'équipe de Quodpot de sa maison, l'an dernier. Hélas, il a abandonné en fin d'année parce qu'il ne trouvait pas d'intérêt personnel dans ce sport mis à part en tant que spectateur pour se divertir.

Il déteste les sucreries, excepté les macarons et le chocolat raffiné.

Il arrive parfois au jeune garçon de craquer quand il est seul et de pleurer la mort de sa soeur. Il en est traumatisé. D'ailleurs, personne ne le sait mais il cache la peluche de celle-ci dans le fond de sa valise et il a appliqué sur celle-ci un sort permettant de ne pas la révéler au grand public.

Au plus profond de lui, Austen est en quête de liberté. S'il apprécie le succès de sa famille et le fait d'en hériter, il refoule en lui un désir de faire les choses comme il l'entend et non pas parce que sa famille lui dicte la bonne voie à suivre.

Résultats académiques
Matières suivies : Astronomie et astrologie, Défense contre les forces du mal, Herboristerie, Histoire de la magie, Métamorphose, Potions, Sortilèges, Vol.
Options :   Etudes des runes, Soin aux créatures magiques.

Matières préférées : Métamorphose, Histoire de la Magie et Potions
Projet professionnel : Intégrer une haute fonction politique au Département de la Justice Magique
Résultats des AIGLES : RAPPEL : A (exceptionnel), B (bien), C (acceptable), D (passable), E (échec)

Caractère
Austen est un garçon ayant deux facettes proéminentes; l'une caractérisée par un grand calme, une patience exemplaire et une concentration hors-pair et l'autre, impulsive, colérique et désagréable. Il est versatile comme garçon et il suffit que quelque chose ne lui plaise pas du tout pour qu'il commence à s'emporter et à devenir de plus en plus odieux et agressif. Il ne prônera pas pour autant la violence physique, préférant régler les conflits par les mots mais s'il n'obtient rien de cette manière, il aura tendance à se laisser guider par ses pulsions de fureur qui le feront faire usage de magie ou bien des poings en fonction de la situation. Il a pour principe de ne jamais s'en prendre aux filles mais si l'une d'elle se montre particulièrement insistante ou ouvertement emmerdante, il ira à l'encontre de celui-ci. Evidemment, il ressentira du remord même s'il ne l'exprimera pas.

Austen est quelqu'un qui culpabilise lorsqu'il sait qu'il va trop loin mais jamais il ne s'excusera et ne voudra admettre publiquement qu'il regrette quelque chose. Du moins, pas de lui-même, ce qui laisse entendre que ses proches pourraient éventuellement lui faire cracher le morceau s'ils savent bien s'y prendre. Il peut paraître indifférent comme garçon mais, au fond, il est sensible, bien qu'il considère cette qualité comme une faiblesse à ne pas exploiter ou à ne pas montrer. Il ne sera d'ailleurs pas sentimentalement démonstratif dans un couple, à ses débuts, se contentant simplement d'être tactile. Il attendra de bien connaitre la personne avant de se prêter aux mots et il s’avère que, une fois son cœur totalement volé par sa belle, il soit un grand romantique. Ce ne sera pas une tâche bien simple que de l’approcher tant il semble farouche mais cela reste possible. Toutefois, n’y voyez pas en lui un garçon rempli de qualités comme la générosité ou la loyauté. Son éducation ne laisse pas place à ce genre de choses et il sera le premier à fuir le moindre gros danger quand il sait que même la magie et les poings ne l’aideront pas. Il essayera sans doute de lutter mais si cela ne mène à rien, il ne se frottera pas à des risques inutiles. C’est un garçon déterminé mais pas inconscient, en temps normal. Pour un ami, il pourrait faire pas mal de choses tant que cela n’a pas de fortes probabilités de le plonger dans un sale guêpier. Il ne se mouillera pas pour quelqu’un d’autre. Les seules fois où il pourra peut-être prendre des risques sont lorsqu’il est frappé par une grosse crise de rage, là où son impulsivité est sa seule source d’adrénaline. Dans ces moments-là, peu fréquents, il peut sans doute être téméraire et ne pas mesurer l’ampleur de ce qu’il fait. C’est ce qui peut le rendre d’ailleurs imprévisible. Un mal ou un bien ? Cela dépend.

Quand sa vie n’est donc pas menacée, il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Quitte à être odieux, mesquin et fourbe pour y arriver. Ce ne sera, pour lui, pas la plus glorieuse des manières d’aboutir à un objectif, mais il mettra de côté ses remords. Il a hérité de ses parents cette grande ambition de vouloir aller loin et de tout faire pour réussir. C’est un mauvais perdant et il a tendance à accuser les autres de ce qui peut lui arriver de fâcheux. Un bel adepte de la mauvaise foi, en somme.

Austen est quelqu’un de courtois et attentif, à l’accoutumée. Mis à part les personnes qu’il n’apprécie pas, il n’est pas du genre à insulter gratuitement sans raison. En revanche, si vous osez l’embêter ne serait-ce qu’une fois, il vous mettra en garde. Si cela ne vous suffit pas, alors il se montrera très rancunier… et même un lâche peut avoir du mordant. Bref, laissez-le dans sa tranquillité même s’il vous insupporte par son orgueil, sa fierté ou ses airs de fils à papa. S'il y a bien une chose qu'il apprécie, c'est d'être tranquille et libre. Il peut être autant sociable qu'ami de la solitude quand il a besoin de prendre du recul ou de lutter contre ses moments de faiblesse. Il n'a jamais souhaité que sa famille ne lui dicte ses choix ou son avenir mais il est obligé de faire avec. Il a arrêté de se plaindre auprès d'elle et c'est ce qui leur a fait croire qu'il était sorti de son traumatisme (voire histoire). Mais au fond, sa frustration et sa colère vis-à-vis de cela demeure mais il la refoule. Ce désir de liberté et d'exploration de l'inconnu est donc un désir inconscient. C'est pourquoi il n'aime pas se plier aux règles, en général. Il le fait par principe de moralité mais il lui serait tout à fait naturel d'agir comme il l'entend et il ne serait pas contre l'idée de les enfreindre.

Bien qu'il ne soit pas très souriant, ce n’est pas quelqu’un de mauvais, au fond. D’ailleurs, il aime bien les animaux ‒ sauf quand ils sont répugnants physiquement ‒ et il se montre délicat avec eux. C’est un bon élève qui prend ses études au sérieux et qui est organisé. Ponctuel, il n’est pas en phase avec les retards car on lui a appris très jeune qu’il ne fallait jamais faire attendre les gens.  Il rend ses devoirs à temps et prend de l’avance dans ses révisions même s’il a tendance à sélectionner ses matières et à ne pas faire trop d’efforts quand quelque chose ne l’intéresse pas. Il faut d’ailleurs noter qu’il est sujet à tes troubles obsessionnels compulsifs ; il déteste le désordre ou la saleté en général et c’est pourquoi il est très à cheval sur les dates ou les délais. Il n’oublie aucun anniversaire, ni événement important. Austen est un grand analyste ayant une bonne capacité de raisonnement. Rationnel, il ne croit pas au mysticisme et aborde certains sujets comme la Divination avec beaucoup de pincettes et de scepticisme.


Histoire
Prologue ‒ L’émergence des Walsh aux USA.

Prudence Selwyn et Duncan Walsh, les parents d’Austen, ont tous les deux été promis à un mariage arrangé depuis leur plus belle enfance, bien qu’ils ne soient pas nés dans le même pays. Pour eux, il était naturel que leurs deux familles au sang-pur s’unissent dans le but d’assurer une descendance digne de leur patrimoine. De plus, cette alliance tissa également des intérêts économiques fort alléchants. En Angleterre, les Selwyn tenaient une société de création et de vente de  matériaux haut de gamme pour la création de Potions.  Le gage de qualité se répandit dans de nombreux pays à tel point que leur compagnie parvint à trouver rapidement la prospérité et la rentabilité dans tous les domaines. Quant aux Walsh, depuis des siècles une bonne partie avait trouvé une belle position au Conseil des Sorciers. Cela ne s’était pas fait sans corruption et sans exhiber fièrement le fait qu’ils étaient tous des sorciers de noble lignée en raison de leur sang. Si, à la base, ils vivaient tous en Angleterre, certains avaient dû accepter l’idée d’immigrer aux Etats-Unis parce qu’on leur proposait des postes intéressants au sein du nouveau COMEUDA, nouvellement créé au XVIIè siècle. Il fallait lutter contre les Ratisseurs et pour cela, il n’y avait rien de mieux que des sorciers compétents et que l’on savait fidèles au système.

Ainsi, cette belle ascension sociale se poursuivit hors de l’Europe pour cette famille. Ces immigrés allaient donc donner naissance à la branche à laquelle appartient notre jeune Austen. De père en fils, les métiers se transmettaient. Aujourd’hui, Duncan occupe  le poste de son paternel, après que ce dernier ne soit envoyé à Ste-Mangouste à cause d’une maladie chronique causée par les spores d’une plante magique qu’il avait hasardeusement acheté dans une boutique ne respectant pas les restrictions de sécurité mises en vigueur aux Etats-Unis. Duncan fait partie du département de la Justice Magique et plus précisément de la Brigade de police magique où son poste élevé lui assure d’excellents fins de mois. Quant à Prudence, elle occupe également un poste à la COMEUDA mais elle fait partie de ceux qui se chargent des relations internationales magiques, au département adéquat. Si elle avait été amenée à venir aux Etats-Unis lors de ses vingt ans, c’était avant tout parce que les Walsh vivant toujours en Angleterre avaient su maintenir de très bonnes relations amicales avec les Selwyn. Certains activités entrepreneuriales de ces derniers n’étaient pas légales et les Walsh avaient pu couvrir leurs fraudes auprès du Comité des Sorciers ‒ et plus tard, du Ministère  de la magie ‒ en échange de bonus de rentabilité. Pour ce qui est du choix de Duncan en tant qu’époux, il était simplement  le seul homme de sa tranche d’âge, le grand frère de celui-ci étant plus vieux de huit ans et promis à une autre avant même que le cadet ne naisse.

Concernant leur idéologie conservatrice, il faut bien avouer qu’aujourd’hui, il est beaucoup moins évident de discriminer les Non-Maj. C’est un scandale, pour cette famille. Les sorciers ne devraient pas se mêler à ces êtres inférieurs et se contenter de rester dans leur monde. Malheureusement, dans la communauté magique, peu de monde ne tolère ce genre de discours, alors les Walsh se font discrets. Mais ils attendent patiemment le jour où le régime changera.  En attendant, s’ils peuvent corrompre doucement le gouvernement à l’aide de leurs propres ressources, ils le font sans le moindre scrupule. Par ailleurs, on peut noter que certains d’entre eux se permettent d’abuser de leurs pouvoirs pour commettre certaines injustices. Oxlene Walsh, l’oncle d’Austen, est particulièrement connu pour être intransigeant. Travaillant au service surveillant la Fraternisation avec les Non-Maj, il lui arrive souvent de punir beaucoup trop sévèrement les écarts commis par les sorciers. Un jour, il aurait même accusé une pauvre sorcière d’un acte qu’elle n’a pas commis, faisant tout pour créer des preuves visant à l’inculper. C’est un homme peu apprécié parmi ses collègues mais il demeure craint et respecté à cause de son nom et de sa fortune.

En tout cas, selon les Walsh, il n’y a pas de meilleur destin que celui de servir son propre monde comme il se doit et ce, en chassant tous les parasites indésirables. On pourrait voir le mal en eux dans leur manière de penser mais, en vérité, ils pensent faire le bien pour le bonheur des sorciers. Ils se considèrent comme de fervents patriotes vis à vis de leur communauté et parmi celle-ci, il n'y a pas de place pour les Non-Maj car la différence inspirera toujours la crainte et le mépris. Au sang, il faut répondre par le sang. Ils n'ont pas oublié les persécutions passées des sorciers perpétués par ces infâmes êtres dénués de magie, que ce soit en terres d'Amérique ou Européenne.

Chapitre 1 ‒ L’enfance d’Austen

« Quand tu seras grand, tu seras un excellent sorcier, Austen. Je n’en doute pas. Tu feras comme ton père et le reste de ta famille. Tu auras une place de prestige à la COMEUDA si tu réussis brillamment tes études et tu nageras dans la gloire de ta carrière, mon enfant. » Disait souvent la voix douce d’une femme en caressant la tête de son enfant.

Cette même femme, Prudence, était une personne aux intentions déterminées et qui ne reculait jamais devant rien. Elle et son mari avaient déjà prévu de faire de leur enfant quelqu’un de grand et qui ne décevrait pas les valeurs familiales. Austen hocha la tête positivement du haut de ses cinq ans. Il ne comprenait encore tout du monde et, parfois, l’empressement de ses parents l’égarait. A un si jeune âge, on exigeait déjà de lui beaucoup trop de choses mais il se taisait et pensait qu’il ferait tout pour ne pas décevoir ses parents qui misaient tout sur son avenir. Il les aimait beaucoup malgré leurs absences répétées en raison du travail. Bien souvent, une nourrice s’occupait de lui. On avait fait en sorte qu’il apprenne les bases de tout écolier bien rapidement, à savoir la lecture, les mathématiques de base et l’écriture. Vivant dans un manoir isolé des terres urbaines de New York, Austen n’avait pas vraiment de voisinage, mis à part lorsqu’il se rendait aux limites du domaine familial. Et encore, ses voisins étaient assez austères ; il s’agissait de vieux couples de sorciers assez fortunés pour s’isoler de la ville.

« Fais ceci, fais cela. Il faut que tout soit fait de cette manière » était le discours qu’il entendait depuis toujours. Il fallait suivre le parfait exemple qu’était son père, opter les bonnes manières, être bien éduqué et ne jamais poser trop de questions. Si un jour Austen avait eu l’audace de savoir pourquoi ils se montraient tous méprisants à l’égard des sorciers né Non-Maj, on l’observait férocement pour lui faire comprendre qu’il devait tout simplement se taire. Enfin cela, c’était la méthode aimable. Quand sa mère était en colère, elle utilisait la magie pour lui taper violemment le bout des doigts. Et ses doigts, Austen y tenait tout simplement parce qu’il adorait le piano. Depuis ses cinq ans, un musicien sorcier venait lui donner des leçons et c’était peu à peu devenu une grande passion pour lui. La musique en général lui permettait de se détendre, de libérer son esprit loin de la pression familiale. Ce qui l’énervait, c’était qu’on le compare à ses cousins. Ses parents étaient très fiers de lui mais s’il n’appréciait pas pour autant qu’on le mette en avant devant n’importe qui, il détestait encore plus le fait d’avoir de la concurrence.  Il s’amusait, certes, bien avec eux et les appréciait mais pas quand leurs parents venaient fourrer leur nez dans leurs affaires. Mais la compagnie que le petit préférait le plus était celle de ses véritables amis. En général, il s’agissait d’autres enfants de familles bourgeoises ‒ généralement de sang-pur. Ils prenaient parfois le goûter ensemble au jardin et avaient le droit de s’amuser dans le domaine. La présence de la plupart des filles, en revanche, l’ennuyait plus que tout.  Elles n’avaient pas les mêmes loisirs que lui, qui adorait les balades en clairière ou tout simplement l’exploration des limites de son domaine. Il aimait aussi observer les petits insectes fantastiques qui logeaient dans la forêt voisine mais dont il n’avait pas le droit d’approcher. Ces filles, qu’il se devait de côtoyer par courtoisie, préféraient s’amuser à jouer les crâneuses et à l’embarquer dans des histoires soporifiques. En contrepartie, il prenait quand même un malin plaisir à venir les enquiquiner en lâchant des insectes poilus dans leur robe quand elles commençaient à trop l’agacer. Une de celles qu’il embêtait avait toutefois le don de lui taper sur le système quand elle le voulait. Son nom était Pearl. Dès la première fois qu’il l’avait aperçue, il avait senti que le contact ne passerait pas.  Il la voyait comme une petite princesse totalement énervante, capricieuse et idiote. Mais le pire était à venir…

Austen n’avait jamais pu être libre de ses pensées et de ses gestes, mis à part quand sa nourrice s’occupait de lui. Sa nourrice était une jeune sorcière aux cheveux blonds recourbés fraichement diplômée en Botanique mais qui n’avait pas trouvé de travail pour autant. Elle s’appelait Phryne. Issue d’une famille modeste, elle s’était engagée auprès des Walsh pour espérer arranger ses fins de mois du mieux qu’elle le pouvait. Des instructions sévères lui étaient données concernant l’éducation d’Austen et de sa sœur et elle faisait de son mieux pour les respecter. Mais si Austen se soumettait au caractère dominateur de ses parents, il éprouvait une sensation de supériorité envers Phryne et sa présence signifiait qu’il pouvait faire environ tout ce qu’il voulait, parce qu’elle manquait d’autorité. Les interdictions devenaient des possibilités et il n’en faisait qu’à sa tête, quitte à même s’énerver contre elle quand elle lui refusait quelque chose. Sa nature capricieuse faisait surface et il ne supportait pas qu’elle soit contre lui. Il se montrait être un gamin très impulsif et qui pouvait donc facilement se mettre en colère quand on touchait à ses intérêts ou qu’on lui disait « non ». Toute sa frustration, il la défoulait sur cette pauvre Phryne qui subissait aussi quelques chantages de sa part.

« Si tu ne me laisses pas y aller, j’irai quand même et je dirai à mes parents que tu n’as rien fait pour m’en empêcher. » Lui disait-il quand il souhaitait absolument se rendre dans la forêt voisine pour prendre l’air en dehors de ce qu’il connaissait déjà.

Il n’aimait pas être comme ça avec Phryne. Il savait qu’il était méchant avec elle mais comme elle était censée le garder comme un bon toutou en échange d’argent, il n’en avait pas le choix s’il désirait obtenir ce qu’il souhaitait. Il culpabilisait de son comportement désagréable et abject mais jamais il ne s’était excusé auprès d’elle. Il n’y arrivait pas et, de toute façon, il pensait que cela ne changerait rien à la situation.  Quand ses parents revenaient le soir, il se tairait dans la parfaite obéissance, le calme et la patience. Il était un garçon totalement différent en leur compagnie et il n’avait pas le droit de donner un avis différent du leur. D’ailleurs, quand nous parlions du pire à venir concernant Pearl, sachez qu’à la différence de notre héros, Prudence et Duncan l’adoraient. Inversement, les parents de Pearl voyait en Austen un bon garçon qui deviendra quelqu’un de grand, capable d’aller loin.  Ils étaient tous enthousiastes les uns et les autres à leur sujet qu’ils avaient pris la décision de leur arranger un futur mariage pour lier leurs familles. Austen avait pris cela pour une mauvaise surprise, du haut de ses huit ans : lui, avec cette stupide Pearl ? Il n’osait même pas l’imaginer. Ce jour-là, il avait tenté de contester la décision et, pour une fois, il avait pris son courage à deux mains pour exprimer son mécontentement. Hélas, cela s’était soldé par une belle gifle dans sa face. Celle-là, il s’en souvient encore. Il en avait même chialé de rage, le soir, seul dans son lit.

Chapitre 2 ‒ Bailee

S’il y a un  élément du passé d’Austen à aborder à tout prix, c’est bien sa petite sœur Bailee. Elle aussi est née au Sanatorium de Waverly Hills, un an et demi après son frangin. Bailee a toujours adoré son frère et c’était réciproque. Certes, ils se disputaient souvent et ne partageaient pas les mêmes loisirs ‒ elle adorait le dessin ‒ mais cela ne les empêchait pas d’être très complices et assez démonstratifs. Contrairement à son frère, elle était un peu plus libre de ses mouvements puisqu’elle n’était pas l’ainée de sa famille. Ses parents ne comptaient pas autant sur elle que sur Austen, ce qui impliquait que son destin n’était pas fixé et qu’elle avait le libre arbitre sur sa vocation. On lui demandait simplement d’être toute aussi bien éduquée et un minimum ambitieuse. En tout cas, elle rêvait de devenir une célèbre potionniste et dès son plus jeune âge, elle fabriquait des potions en mélangeant tout et n’importe quoi. Cela ne donnait rien de concluant, évidemment, puisqu’elle ne possédait pas de baguette magique, ni de véritables ingrédients utilisables.

« Quand je serai grande, je ferai  une potion pour que tu deviennes moins stupide. » Disait-elle en se marrant face à Austen, sans vraiment le penser.

Au moins, cela avait le mérite de faire rire leurs amis quand ils venaient au manoir.

Durant l’absence de ses parents, la fillette était aussi sous la tutelle de Phryne. Elle était la moins difficile à gérer pour la pauvre nourrice, car elle n’était pas du genre à briser les règles imposées par ses parents dans leur dos. Cela dit, il arrivait quelques fois ‒ c’était rare ‒ qu’elle ne se fasse entraîner par Austen dans ses promenades interdites dans la forêt. Mais après une bonne réprimande de Phryne, n’affectant nullement l’indifférence d’Austen, la petite décida de ne plus le suivre.

Malheureusement, il faut croire que les meilleures choses ont une fin.  Bailee mourut à l’âge de huit ans et demi. Ce fut un choc et un gros chagrin pour toute la famille et, surtout, un énorme traumatisme pour Austen.  Tout s’était déroulé quelques jours avant le dixième anniversaire du garçon. Prudence était sortie dans New York en compagnie de sa fille pour terminer les derniers achats qui feraient partie intégrante de la grande soirée qu’elle organisait en cet honneur. Elle connaissait notamment une boutique sorcière spécialisée dans la vente d’ornements magiques et qui avait su faire usage de magie pour empêcher les non-maj de s’y rendre, car, en effet, la boutique se situait non loin du Woolworth Building, c’est-à-dire, au cœur de la ville. Il existait encore dans les années 2000, quelques non-maj soupçonnant encore l’existence des sorciers malgré le Code du Secret. Il s’agissait sûrement d’une sorte de « mythe » transmis de génération en génération chez ces familles et dont les descendants y croyaient. N’étant pas adepte des modes non-maj et étant répugnée par ces styles vestimentaires, Prudence n’avait pas pris la peine de se vêtir « normalement », optant pour quelque chose d’un peu trop original. Un de ces non-maj croyants aux sorcières, Vladimir Blavatsky, l’avait hasardeusement aperçue avec cet accoutrement. Il n’avait rien contre la magie, il en était tout simplement curieux bien qu’il ait un visage laissant penser qu’il était particulièrement violent et bon pour la prison. Il avait accosté suspicieusement Prudence dans une ruelle sombre et déserte, là où ils s’étaient croisés. Ce comportement n’avait pas plu à la grande dame.  Elle avait commencé à le traiter de fou avant de l’insulter de tous les noms, étant noire de colère. La discussion avait monté d’un ton et tout était parti en vrille. Bien rapidement, la baguette tendue vers l’homme, elle l’avait menacé de faire réduit à néant son existence mais le non-maj portait une arme à feu dont il était prêt à utiliser pour se défendre.  Prudence n’avait pas pris cet objet non-magique au sérieux et elle avait commencé à lui jeter un sortilège de confusion pour le calmer et espérer pouvoir lui faire oublier la scène. Mais rien n’avait pu éteindre l’appréhension de cet homme qui avait vu cette femme s’approcher de lui lentement mais cette même lenteur, il n’était pas parvenu à l’interpréter correctement en vue de son état. Pris de panique par l’idée d’être en danger de mort, Blavatsky avait tendu son arme et avait cru tirer sur la jambe de la fameuse sorcière pour la neutraliser. Pourtant, à la place de cela, il avait mené  l’enfant de Prudence tout droit vers les portes de la mort…

Chapitre 3 ‒ Traumatisme


Austen ne s’était jamais remis de la mort de sa sœur. Qui le pourrait ? Il s’était posé énormément de questions ; et s’il était passé outre l’ordre de sa mère de ne pas agir, aurait-il pu changer les choses ? Pourquoi avait-il fallu que ce fichu non-maj vise à côté ? Pourquoi sa petite sœur et non pas lui-même ou bien la poubelle du coin ? Il en était devenu terriblement peiné et cette douleur l’avait rendu encore plus impulsif et colérique qu’avant. Il n’avait jamais vraiment ressenti de haine envers les non-maj, mais simplement du mépris au vue des propos racistes de sa famille. Cependant, depuis que Bailee n’était plus, il avait commencé à vouloir expulser son chagrin et sa rage dans l’idée qu’ils n’étaient tous que des créatures inférieures ne méritant pas d’exister. Ce n’était encore qu’un petit garçon du haut de ses dix ans, alors ses pensées dépassaient sa raison mais il n’arrivait pas à admettre ce qu’il s’était passé. Lors d’une audience au Magenmagot pour juger de la négligence de sa mère quant au non-respect du code vestimentaire des non-maj, il avait eu l’occasion de voir des photographies de l’assassin de sa sœur. Ces images le hantent encore aujourd’hui et il lui arrive d’en faire des cauchemars. C’en est même devenu son épouvantard. Il détestait cet homme et le craignait en même temps. N’ayant pas pour autant participé à toute la durée de l’audience, il n’avait pas pris connaissance du patronyme de cette vermine. Ses parents refusaient d’ailleurs de lui livrer son nom, de peur qu’Austen ne plonge un jour dans la vengeance. Et la vengeance lui gâcherait son bel avenir s’il en venait à commettre une bêtise. Il s’en était profondément senti frustré et ne cachait pas l’envie de voir ce non-maj payer de sa vie pour son crime. Hélas, il ne pouvait rien faire…

Prudence était parvenue à régler son cas avec la justice en payant une forte amende. Mais cette sanction n’était rien comparé à la douleur qu’elle ressentait en tant que mère. Elle aussi se posait beaucoup de questions mais elle tentait de cacher sa tristesse devant Austen. Elle savait qu’il était suffisamment tourmenté comme ça, alors elle avait décidé de profiter de son temps en sa compagnie pour le réconforter et lui apporter tout son amour. Malgré son caractère strict et carré, elle n’en restait pas moins une mère aimante et s’inquiétant pour lui. Austen était tout ce qu’il lui restait comme descendance et, à partir de cet instant, elle avait pris la décision de le protéger bien plus qu’auparavant. Austen n’était pas prêt d’être plus libre qu’avant… Néanmoins, cela lui était bien égal. Il avait fini par refouler ce désir de liberté, cette envie d’agir de lui-même et d’explorer les inconnus, les interdits. La mort de Bailee l’avait achevé mentalement. Il en était devenu assez instable et ses cauchemars rendaient ses nuits horribles à vivre. Parfois, il avait même des terreurs nocturnes. Alors qu’il était capable de garder facilement son calme face à ses parents, il prenait, depuis ce jour, plus d’initiative quand il s’agissait de s’opposer à eux et de laisser exprimer sa fureur. Ils avaient fini par s’en rendre compte et pour lutter contre les conséquences de cela, ils avaient pris la décision de le faire suivre psychologiquement au Sanatorium de Waverly Hills.

« Je ne suis pas fou ! » S’était-il exclamé devant son père.
« Nous ne te faisons pas suivre parce que tu es fou, Austen. Tu as tout simplement besoin d’aide et tu préfères le nier. Cela te fera du bien, crois-moi.
‒ Je n’en ai pas besoin. Je vais très b…
‒ Ne discute pas ! »

N’ayant pas le choix, Austen avait dû se soumettre à cette décision, à l’approche de ses onze ans. Étant donné qu’il était né en septembre, il n’avait pas pu entrer  à Ilvermorny et il devait donc attendre encore une année avant de recevoir sa lettre. Duncan et Prudence comptaient donc profiter de ce laps de temps pour remettre les idées de leur fils en place, dans le but qu’il soit de nouveau bien dans sa peau avant d’aborder sa scolarité. C’était important pour eux d’avoir un esprit sain dans un corps sain.

Ses entrées régulières à Waverly Hills le mettaient toujours mal à l’aise. Il détestait l’ambiance des hôpitaux qu’il trouvait glauques. Savoir que des patients malades vivaient ici en attendant leur guérison ne le rassurait vraiment pas. Même si la Guerisseuse qui le prenait en charge, Docteur Amelia Hudson, était tout à fait aimable et compatissante avec lui, il ne daignait pas à lui montrer la moindre sympathie. Il n’aimait pas sa manière de le prendre en pitié et de chercher à comprendre ce qu’elle ne comprendrait jamais. Il n’était pas coopératif, au départ. Et puis, il s’était rendu compte qu’il ne sortirait jamais de l’enfer de ces séances psychologiques s’il ne faisait pas au moins un effort. Il était donc parvenu, au fil des mois, à duper la fameuse guérisseuse en faisant semblant que la thérapie qu’on lui appliquait fonctionnait totalement. En réalité, cela lui avait quand même apporté quelque chose mais cela ne suffisait pas à l’aider à contrôler ses sautes d’humeur. Au moins, il avait échappé de peu aux antidépresseurs, même s’il devait prendre une potion spéciale chaque semaine pour éviter de faire des cauchemars. Et quand il était sujet à de l’insomnie, une potion de somnifère l’aidait aussi.

Chapitre 4 ‒ Ilvermorny

Il allait bientôt être âgé de douze ans lorsqu’Austen reçut sa fameuse lettre signée par le corps dirigeant d’Ilvermorny. Cette prestigieuse école le rendait assez euphorique et il avait hâte de faire ses preuves. Le souvenir de Bailee le hantait toujours mais il arrivait tout de même à mener un quotidien  à peu près normal. Quand tout allait mal, la musique ou la lecture l’aidait à se détendre. En tout cas, dans l’ensemble, il n’appréhendait pas sa rentrée et il se savait bien entouré en compagnie de ses amis d’enfance.  Ensemble, ils s’étaient procurés toutes leurs fournitures et, ensemble, ils avaient monopolisé deux compartiments à bord du Blue Streak.

Faire sa rentrée en étant bien accompagné avait permis à notre héros de prendre confiance en lui et de se sentir heureux. Ilvermorny allait être le début d’une aventure palpitante où il pourrait faire ses preuves, faire partie des meilleurs et se faire des amis de qualité.

Sa première année avait sûrement été l’une des plus intéressantes puisque c’était une année durant laquelle il découvrait tout en douceur. Les plus âgés lui montraient, dans leur salle commune, des tas de possibilités avec la magie, la nourriture de chaque repas était délicieuse et ils parvenaient à obtenir de bonnes notes dans la majorité des matières mais surtout dans celles qui l’intéressaient le plus. Il était du genre à les sélectionner, les casant dans des catégories allant de la matière la plus utile à la plus futile.  Peu à peu, il s’était forgé une personnalité en grandissant, bien qu’il soit toujours resté quelqu’un d’impulsif, pouvant être très calme et patient à quelqu’un de colérique et désagréable en fonction de la situation. Tout n’allait pas pour autant pour le mieux puisque le décès de sa petite sœur finissait toujours par lui revenir en tête, notamment le soir quand il oubliait de prendre sa potion anti-cauchemars.

Bien qu’il eut un bon paquet d’amis, cela ne l’empêchait pas de se faire également des ennemis, en raison de sa haine pour les non-maj. Il ne le criait pas sur tous les toits mais ceux qui étaient au courant de cela ne tardaient pas à le détester. Lui aussi les détestait et il ne se gênait pas pour les emmerder du mieux qu’il le pouvait. Le sarcasme, les joutes verbales et parfois même l’usage de la magie étaient ses armes. Il évitait de se battre à mains nues de manière non-maj mais il était prêt à les utiliser en cas de nécessité. D’ailleurs, il n’avait jamais vraiment apprécié le fait de devoir respecter le règlement… Prisonnier de son passé, de ses humeurs changeantes et d'une famille toujours aussi étouffante, certains souhaits de son inconscient refaisaient sûrement surface. Il avait même trouvé un autre échappatoire que la lecture et la musique pour cela...




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MessageSujet: Re: + austen lysander walsh (ilvermorny) Mar 13 Déc - 1:03

Test Rp Animagus

Je m’en souviens comme si c’était hier. Le jour où j’ai pris la décision de réellement commencer cette expérience difficile mais inédite et palpitante. Je n’aurais jamais cru le vouloir, car c’est une forme de magie complexe que peu parvienne à maîtriser. Mais il faut croire que j’ai le potentiel et, à vrai dire, à partir du moment où j’ai décidé de m’y essayer, je n’ai pas abandonné et j’ai cru en moi. La détermination paie si on la couple au talent. Le processus a été extrêmement long mais ces années ne seront en rien perdues. Dix étapes ont été nécessaires. J’ai d’abord dû passer un mois d’été (entre deux pleines lunes) à conserver une feuille de mandragore dans la bouche, lors de ma troisième année. Cela n’a pas été évident de ne pas m’attirer les soupçons de mes parents ou de notre elfe de maison. Hélas,  j’ai échoué. Parfois, j’en avais tellement marre que je le retirais sur un coup de tête ou par colère. Certains élèves se posaient des questions sur cette feuille que je semblais presque mâcher. J’ai dû recommencer l’opération quarante-sept fois et le professeur de Botanique se demandait souvent pourquoi ses mandragores perdaient des feuilles mystérieusement.

En fin mai, j’ai réussi cette épreuve et j’ai dû retirer la feuille de ma bouche. Il a fallu l’exposer dans une petite fiole en cristal au clair de lune mais si le ciel est nuageux lors de cet instant, il faut tout recommencer. Par chance, j’ai pu passer à la suite, ajoutant à la fiole un de mes cheveux, ainsi qu’une cuillère en argent de rosée recueillie en un lieu qui n’a été exposé ni au soleil, ni foulé par l’homme pendant sept jours entiers. Cette étape m’a parue la plus étrange et je n’ai pas exactement trouvé le lien entre cela et la transformation. Mais la chose la plus difficile à se procurer est sûrement la chrysalide d’un Sphinx tête-de-mort. Au départ, j’ai désespéré lorsque j’ai commencé à me mettre à sa recherche en sachant que j’étais enfermé à Ilvermorny. J’ai failli abandonner en rageant. Néanmoins, j’ai tenu bon et j’ai fini par en parler à mes parents, deux semaines avant la fin du mois durant lequel je gardais la feuille en bouche. Ils ont eu du mal à comprendre la raison pour laquelle je me suis lancé dans cette expérience. J’ai écrit au moins trois courriers pour me justifier, mais sans leur dire la vérité. Je leur ai laissé croire que c’était pour devenir le meilleur élève de l'école, que la métamorphose me fascinait et pour me garantir un atout non négligeable pour mon avenir. La vérité est autre, à l'exception de ma fascination pour la matière. Certes, être le meilleur m'intéresse et le fait que cet exploit ne soit accompli que rarement est séduisant. Si je l’ai fait, pourtant, c’est simplement par curiosité et parce qu’une force intérieure m’a poussé à le faire. Je ne sais pas ce que c’est.  J’ai suivi mon instinct et je me suis lancé. Il y a quelque chose dans le fait de devenir un animal qui m’attire profondément. Est-ce que cela a un rapport avec mon enfance ? Peut-être mais je n’arrive pas à y voir clair. Ceci dit, je ne cherche pas plus à comprendre et je me laisse guider par mon intuition. J’ai toujours agi comme ça, de toute façon.

Mes parents m’ont donc procuré ce dont j’avais besoin par colis et j’ai pu réaliser l’étape trois dans les temps. L’étape quatre a été plus compliquée, cela dit. J’ai dû tenir ma fiole de cristal dans le plus grand des calmes et à l’abri du soleil en permanence et il m’est déjà arrivé de devoir la cacher dans une  vieille salle abandonnée dans le but que personne ne la dérange. Par prudence, je l'ai dissimulée à l'intérieur d'un tissu épais, lui-même enfermé dans une boite, elle-même enfermée dans une autre boite pour lui garantir la tranquillité. Cette boite, je l'ai cachée sous un placard poussiéreux. Puis, j’ai attendu l’orage pendant longtemps, parfois me privant de sommeil pour surveiller les cieux du haut de mon dortoir. Il y avait aussi un rituel à respecter. Je plaçais ma baguette magique sur mon cœur tout en prononçant une incantation étrange au lever et au coucher du soleil, chaque jour. C’était lassant, au bout d’un moment. Je me suis demandé s’il allait vraiment venir. J’ai hésité à abandonner mais après avoir tant galéré à conserver cette fichue feuille dans ma bouche, je n’ai pas pu me résoudre à tout plaquer.

Finalement, l’orage n’est venu qu’un an et trois mois et demi après, au mois d'octobre, environ presque deux mois après ma rentrée en cinquième année. Quand le premier éclair est apparu, je me suis rendu dans la vieille salle abandonnée et j’ai constaté que la fiole contenait une potion rouge sang. J’ai été très heureux, ce soir-là. Voir cette couleur signifiait que l’on avait bien réussi les étapes antérieures et que l’on pouvait passer à la suite. J’en ai tremblé d’excitation et d’appréhension. J’en suis devenu un peu fou dans ma tête, parce que tous mes efforts avaient enfin porté leurs fruits. La vieille salle était suffisamment grande pour que je puisse procéder à ma première transformation. J’ai cru vivre dans un rêve et j’en ai même ri bruyamment.  J’ai placé l’extrémité de ma baguette sur mon cœur et j’ai encore prononcé cette incantation « Amato  Animo Animato Animagus » avant d’avaler la potion d’un trait. Son goût n’était pas épouvantable mais j’avais connu mieux.

Par la suite, j’ai éprouvé une vive douleur et j’ai senti mon cœur s’emballer. Mes battements ont augmenté, se faisant intensément et rapidement. Durant un instant, j’ai cru qu’il allait lâcher. Mais je suis resté concentré malgré tout, prêt à aller au bout, quitte à devoir souffrir le martyr. J’ai attendu ce moment bien trop longtemps pour faire marche arrière. Mon corps est tombé au sol et j'ai eu le réflexe de me rattraper grâce à mes mains. J'ai bougé dans tous les sens, cherchant une position plus confortable mais en vain. Les convulsions, l'impression que ses yeux vont sortir, que sa tête va exploser, que ses membres ne vont plus nous obéir est insupportable. Cela a duré pendant de nombreuses minutes. J’ai fermé les yeux et peu à peu, la forme d’une créature s’est dessiné dans mon esprit. Je suis resté calme, je n’ai pas cédé à mon appréhension ou à une éventuelle peur. Ne pas trembler était devenu mon credo. Pourtant, je suis lâche de nature. Mais même si j'aurais voulu fuir, je ne le pouvais pas. J’ai su que je ne pouvais plus échapper à la situation et que je devais accepter le processus, ainsi que cette douleur insoutenable. Je ne souhaite à personne de ressentir cela, car cela donne clairement l’envie de se jeter d’un pont pour espérer être apaisé. La première transformation est la plus horrible, la plus traumatisante et la plus effrayante. Avant de fermer les yeux, j’ai vu mes vêtements fusionner avec moi, me créant une nouvelle peau ; celle de l’animal. Je peux vous assurer que ne pas perdre les pédales à ce moment-là est aussi difficile que d’accepter d’encaisser plusieurs sortilèges Doloris à la fois. Je n’oublierai jamais ce fameux soir. Il ne m’a peut-être pas autant marqué que le décès de ma sœur mais cela reste un gros tournant de ma vie.  J’ai dû donner de ma personne pour ne pas laisser mon instinct animal prendre le dessus et commettre l’irréparable ‒ sauter d’une fenêtre par exemple. Le but est de laisser notre conscience dominer le reste, de demeurer lucide jusqu’au bout. Toute pensée négative ou faible n’est pas la bienvenue. Le moindre doute peut tout gâcher et j'ai cru, pendant un bref moment, que j'allais céder. J'ai tapé dans quelque chose violemment et j'ai entendu un bruit de fracas. Mais je ne pourrais pas vous dire quoi, ni comment cela s'est passé. J'étais trop tordu par la douleur, au point d'en lâcher quelques larmes.

La transformation a duré pendant un temps qui m’a paru être une éternité. J'ai pu apercevoir le reflet de mon animal à travers la fenêtre. Cela m'a subjugué. Ensuite, lors de son terme, j’ai pu retrouver mon corps et me remettre de mes émotions. J’ai serré ma baguette contre moi, encore perturbé mais heureux à la fois. Ce succès sera sans doute le meilleur de ma vie. Je n’ai pas encore réussi à maîtriser la transformation à la perfection, mais je suis confiant quant au fait que cela arrivera un jour. Même si cela prend des années, je me tiens prêt à continuer de croire en moi. Les meilleurs animagi sont capables de se transformer sans baguette et je me promets d’atteindre leur niveau, un jour. Pour l’heure, jamais je ne me suis senti aussi soulagé. Cette possibilité de transformation ‒ même imparfaite ‒ me libère l’esprit. Je me sens plus libre, oui. C’est étrange. C’est comme si j’étais enfin capable de dépasser mes limites et… Peut-être celles que l’on m’a toujours imposées ?

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