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+ le sentier des condamnés - morgana burgess ft. léonidas ziegler

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MessageSujet: + le sentier des condamnés - morgana burgess ft. léonidas ziegler Mer 21 Déc - 15:52

Décidément, j’aimais bien prendre des risques. Malheureusement, ce n’était pas bon pour mon espérance de vie. En effet, je crois bien me souvenir de quelques anecdotes amusantes sur mes voyages où j’ai failli mourir à plusieurs reprises, car j’étais trop téméraire. La plupart était justifiée, d’autres, un peu moins... Comme la fois où j’ai fais mumuse avec un scorpion qui m’avait piqué dans l’œil. Ouh, ça avait teeeellement fait mal.
Quand je suis entré dans Poudlard en tant que professeur, j’avais tenté de me donner une bonne résolution : plus de bêtises ! Plus, dans le sens, plus du tout, et pas +. Il faut dire qu’en tant que directeur je me devais d’être sérieux, intègre, et strict. Malheureusement je ne tins absolument pas ma résolution, notamment lorsqu’il y eu la bataille surprise des mangemorts. La différence c’est que lorsqu’il y avait des blessés, je les soignais, tandis que durant ma jeunesse, ils se seraient certainement démerdés tandis que moi je cassais du mangemort. Ouais, on peut dire que j’avais un peu mûrit.
Les nés moldus dormaient donc dans un cachot humide et froid, et étaient sous alimentés. J’avais donc pris la résolution de faire quelques entorses aux règlements, aidés de quelques élèves. Il y eu même Gabrielle, la nouvelle prof de botanique, qui nous prêta main forte. Je l’aimais bien, elle avait ce petit côté fêtard qui faisait qu’elle était intéressante, pas comme certains professeurs dont je ne citerai pas le nom. Ainsi, Gabrielle m’aida à rassembler un peu de nourritures qui ne risquaient pas de salir comme des liquides ou quoi, et quelques couvertures – pas assez, mais au moins, certains des plus jeunes auraient de quoi se réchauffer. Et puis, je me doutais qu’ils devaient dormir en mode pingouin : entassés les uns les autres pour garder le plus de chaleur possible.
Après une semaine donc, ce fut le premier manquement au règlement, et c’était moi qui m’y collais. J’avais caché le butin proche des cachots pour ne pas à avoir à me trimballer dans tout Poudlard, du 7ème étage jusqu’au sous sol, avec un sac un peu suspect. Mon excuse, lorsque je croisais des mangemorts ? Insomnie. Bah, de toutes les manières, en tant que sang pur qui semblait légèrement adhérer à leur règlement, ils ne pouvaient rien me dire.

Une fois à ma cachette, j’attendis d’être bien sûr qu’il n’y ait personne pour prendre mon sac et filer vers les cachots. Je tentais de me faire discret, de rester dans les ombres, de me cacher lorsque j’entendais un bruit. En effet, il serait malvenu de ma part de me faire choper maintenant. Non seulement je ne pourrais plus me balader comme je le voudrais – en plus du châtiment corporel qui allait avec – mais aussi les cachots risqueraient d’autre d’autant plus surveillés et ce sera un risque bien plus grand d’y aller pour Gabrielle. Donc il fallait que je fasse preuve d’une discrétion hors pair. Que je sois le maître des ninjas, le maître des ombres, ou encore le maître des fantômes – bref, tout ce qui se rapporte à la discrétion absolue.
Et puis je me cassais la gueule par terre.
Niveau discrétion, on en reparlera.

Je me suis donc lamentablement éclaté la gueule par terre. Pourquoi ? Oh, tout simplement car je m’étais pris les pieds dans une dalle légèrement délogée, ce qui fait que, de surprises et avec toute la concentration que je mettais pour ne pas faire de bruit, je tombais de tout mon long par terre. Et mon sac aussi, du même coup, se retrouva à terre, déversant quelques victuailles par la même occasion.

« Par la merde de McGonagal ! » jurais-je dans ma barbe.

Barbe que je n’avais pas d’ailleurs. Je ne savais pas trop si je devais être fier d’être imberbe ou non, puisque je ne savais pas trop si la barbe m’aurait ajoutée un charme en plus de celui que j’avais déjà. Bien sûr que j’avais un charme, sinon pourquoi serais-je si populaire ! (*tousse tousse*).
Me relevant à quatre pattes, je m’employais donc à reprendre la nourriture au sol pour la remettre dans le sac. Jusqu’à ce que, lorsque je posais la main sur le dernier ingrédient : une pomme ; mon regard accrocha des pieds. Qui n’étaient pas les miens, du moins je supposais que je n’avais pas des pieds de femme et encore moins dans une telle position par rapport à mon corps. Relevant lentement la tête, mon regard accrocha avec une horreur tangible celui de Morgana Burgess.
Je me levais d’un bond, d’abord surpris, avant d’avoir un large sourire sur le visage.

« Momo ! » m’exclamais-je alors. « J’peux t’appeler « Momo » hein ? » Bon à vrai dire ce n’était pas comme si elle avait vraiment le choix, quoi. « Tu tombes à pic ! J’te cherchais ! J’voulais faire un petit pique nique avec ma serpentard adorée dans ce lieu merveilleusement pittoresque que sont les cachots. Après tout, je sais que tu m’aimes mais que tu n’oses pas l’avouer. »

Autant jouer la carte de l’innocence, bien que je doute que cela fasse mouche auprès de Burgess. A vrai dire, je tentais de la jauger. Amie ou ennemie ? Devrais-je l’assommer pour prendre la poudre d’escampette ? Ou au contraire allions-nous prendre ce pique nique ? Tant de questions sans réponses... Et moi, toujours avec mon sourire joyeux sur le visage, j’attendais.


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MessageSujet: Re: + le sentier des condamnés - morgana burgess ft. léonidas ziegler Mer 21 Déc - 15:52

Cela faisait une semaine que mes nuits étaient agitées. La bataille qui avait eu lieu à Poudlard avait marqué les esprits et elle s’était déroulée de manière si rapide que nous n’avions pas eu le temps de nous en remettre. Je crois que l’on ne s’en remettrait jamais, d’ailleurs. Je revoyais cet élève de Serpentard chuter au sol avant de rejoindre la mort brutalement. Owen O’Towey était son nom. J’avais refusé de me rendre lorsque le nombre de mangemorts nous surpassait et j’avais payé cet entêtement par le décès d’un des miens. Je n’arrivais toujours pas à me le pardonner. Une famille était désormais brisée parce que j’avais refusé d’obtempérer, par fierté et volonté de continuer à me battre contre ce fléau. Si j’avais pu, j’aurais envoyé un courrier à ses parents pour leur faire part de ma responsabilité dans cette histoire mais ma sœur m’avait fait très clairement comprendre que ce genre de courrier ne passerait pas la sécurité. Ma sœur, Annabeth, était dans leur camp. Je l’avais toujours su conservatrice et adepte d’un régime sociétaire qui favoriserait les sorciers au sang-pur mais j’ignorais qu’elle irait jusqu’à se rallier directement aux Mangemorts, ou même en devenant l’un des leurs. Elle n’avait pas voulu me montrer sa présence, ce soir-là. Dissimulée sous une capuche, elle s’était contentée de nous affronter sans dévoiler son visage mais les circonstances de l’affront avaient fait qu’elle n’en avait pas eu le choix. Peut-être aurais-je préféré ne jamais la voir dans cet accoutrement. Elle m’avait trahie…

L’une des autres raisons qui m’empêchaient de trouver facilement le sommeil était les lamentations que je pouvais entendre dans les cachots. Jour et nuit, j’entendais des plaintes en provenance d’un couloir anciennement condamné qui venait d’être aménagé pour y accueillir les nés-moldus. Autant dire que les conditions d’hygiène là-bas étaient déplorables et dignes d’un camp de concentration moldu. Je ne supportais pas l’idée de savoir que tous ces élèves innocents pourrissaient dans la même cage. Et quand ils n’y étaient pas, c’étaient les travaux forcés ou le fouet qui les attendait. Aaron y était également, ce qui me peinait d’autant plus. Je ne concevais absolument pas l’idée de ne faire cours qu’à une partie de la classe en sachant qu’il y avait des prodiges en potions parmi les nés-moldus. Ils n’avaient jamais volé leur baguette. Ce nouveau règlement m’indignait. Si Poudlard devait être libéré un jour, alors, il me faudrait prendre quelques initiatives pour préparer le retour de ces élèves privés d’enseignement. J’avais donc décidé d’archiver dans un tiroir des plans très détaillés de chaque programme scolaire. Si jamais on osait me les perquisitionner, je n’aurais qu’à répondre qu’ils me servaient simplement de support pour mener les cours ou bien de fiches de révisions pour les élèves ayant le droit d’y assister.

Ce soir-là, je quittais mon bureau pour me rendre au cinquième étage. Rose McLean m’avait invitée dans ses appartements pour parler un peu de la situation et se redonner un peu le moral. Je lui avais tout raconté au sujet de ma sœur et elle avait tenu à ce que l’on passe une soirée entre filles. Mais alors que je sillonnais les couloirs calmes, humides et obscurs des sous-sol, un bruit lourd m’immobilisa net. Je fronçai les sourcils, perplexe. Cela venait-il des nés-moldus en manque de confort ? Ou bien autre chose ? Je n’avais pas vraiment songé à la possibilité qu’un élève ne rompe la règlement pour une raison ou pour une autre, mais je demeurai attentive à mon environnement. Je fis quelques pas sur le côté, avant de baisser les yeux et de me rendre compte qu’une silhouette était étendue au sol et pas n’importe laquelle : celle de Léonidas Ziegler.

Je soupirai de lassitude. Ce sac s’était également fracassé par terre, dévoilant tout un arsenal de nourritures et un bout de couverture. Il n’y avait nul besoin de posséder le diadème de Serdaigle pour connaître ses intentions. Elles étaient louables, en effet. Cependant, cela engendrerait trop de problèmes s’il se faisait prendre ou si les Mangemorts commençaient à se rendre compte que des personnes passaient outre leur sécurité pour aller aider les prisonniers. Surtout s’il savait que tout venait de l’initiative d’un enseignant. Et visiblement, ce dernier aussi était surpris de ma présence. Il devait bien se douter que les probabilités d’être seul ici étaient faibles. Les patrouilles se faisaient régulièrement et, d’ailleurs, elles m’agaçaient. J’entendais les discussions de nos fameux surveillants, le soir. La discrétion n’était pas leur fort.

« Momo ! »
Son grand sourire ne m’aura vraiment pas manqué… Ni cette manie de familiariser les noms. J’avais appris qu’il avait autorisé des élèves à l’appeler par son prénom, ce qui, très franchement, n’était pas commode venant d’un professionnel.
« J’peux t’appeler « Momo » hein ?
‒ C’est Morgana pour toi. » Répondis-je un peu sèchement, essayant ne pas me laisser distraire.
Il semblait avoir besoin de moi. Je l’écoutai en silence, visiblement perplexe au départ, avant de prendre une mine encore plus lassée. C’était ainsi qu’il souhaitait me convaincre qu’il ne faisait rien d’illicite ? Je m’étais attendue à une meilleure excuse de sa part. J’affichai un faux sourire, lui faisant comprendre que je n’étais pas dupe.
« Bien sûr… un pique-nique après le repas du soir juste entre nous deux ? Arrête tes plaisanteries. Tu sais que tu n’as pas le droit de venir ici ? Enfin, pas dans cette partie des cachots mais nous savons tous les deux où tu souhaitais te rendre. Tu es complètement inconscient ! » Repris-je, les mains contre les hanches, en prenant un air sévère qui dissimulait tout de même une certaine inquiétude à son égard.

J'avais l'impression de gronder un enfant. Il m’était déjà impossible de revoir Aaron, alors je ne comptais pas perdre le contact non plus avec un autre professeur ne faisant pas partie de l’armée de Blackman.


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MessageSujet: Re: + le sentier des condamnés - morgana burgess ft. léonidas ziegler Mer 21 Déc - 15:52

Morgana ne sembla pas très réceptive à mon charme naturel. Je pensais pourtant que mon parfum « musc de chacal » ferait mouche. Apparemment non, puisqu’elle refusa mon adorable petit surnom tout mignon à son intention. Momo. Quand même. Dévergonde toi un petit peu !
Bon, hein, qu’on se le dise : je n’avais pas pour parfum « musc de chacal ». Quand même. J’avais un peu d’amour propre. Par contre il est éventuellement possible d’avoir mis ce parfum sur un autre professeur – Breckenridge, pour ne pas citer de nom. Bah quoi ? Il fallait bien que je rende honneur à mon statut de Gryffondor. Ils sont réputés pour être des fouteurs de merde, non ? (même si, au vu de la génération actuelle, il y a des fouteurs de merde un peu partout dans les maisons (en fait la gryffondor-attitude est une maladie contagieuse)). Et puis, dans le pire des cas, Breckenridge ferait juste fuir les mangemorts par son odeur. C’est tout bénéf’ !
Hm ? AH bah non ça ne ferait pas fuir Morgana voyons. Elle a des gouts raffinés, c’est pour ça.
*Tousse*

Tout ça pour dire que miss Burgess ne fut pas spécialement très très dupe face à mon mensonge haut en couleur. Il faut dire, il ne fallait pas être une lumière pour voir à quel point mon raisonnement était tiré par les cheveux – mais il ne fallait pas me connaître depuis bien longtemps pour savoir que je n’étais moi-même pas d’une logique implacablement logique. Tout ça pour dire que, pour moi, c’était tout à fait normal d’aller s’faire un p’tit pique-nique près des cachots des nés moldus juste après le repas du soir avec Morgana histoire de les narguer de notre privilège des plus incroyables.
Ouais en fait même pour moi ce n’était pas très très très très trèèès logique tout ça tout ça mais on s’en fout au pire. Non ? J’ai dis que si on s’en foutait donc on s’en fout ! Voilà. Parfait.
Burgess se mit donc à me gronder comme l’enfant inconscient que je suis. Je ne pus retenir un sourire amusé tout en l’écoutant, alors qu’elle, elle semblait clairement être inquiète. Comme une maman est inquiète pour son enfant – je me serais presque attendu à une p’tite fessée. Et puis, je ne dis pas non au MILF. Ou à l’inceste.
Ouais nan en fait si je suis contre l’inceste, j’ai une sœur bordel !

« Morgana Burgess qui s’inquiète pour moi, trop mignon ! » lâchais-je alors en lui touchant affectueusement la joue avec mon poing. « Mais tu ne devrais pas, je suis comme un chewing-gum collé à une chaussure – ou un virus style VIH – on ne se débarrasse pas de moi facilement ! Je précise que je n’ai pas le sida, hein. »

Bien que l’on aurait put en douter fortement au vu de mon séjour dans les terres indiennes où je ne faisais que fumer leurs étranges herbes euphorisantes – j’en avais ramené une pousse d’ailleurs, qui trônait avec fierté sur mon bureau. L’avantage c’était que, n’étant pas du cannabis, il était difficile de voir en elle une plante récréative à la place d’une plante décorative. M’enfin.

« Aussi, tu semblais sur ta faim ce soir, alors j’me suis dis que je pourrais t’apporter un dessert ! »

Non non, il n’y avait pas de boites de capotes dans mon sac. Même si bon, Winslow aurait put en faire bon usage pour réchauffer les pauvres petits élèves dans ce cachot humide.
J’dis ça, j’dis rien.

« Je dois dire que ton attitude de maman pseudo-autoritaire est aussi pas mal excitante en fait. Tu veux pas me punir aussi ? Je t’imagine assez bien avec un fouet, toute en cuir. J’te l’offrirai pour Noël tiens ! »

La question qui se pose est : en serais-je réellement capable ? D’offrir une tenue toute en cuir avec un fouet – ou un martinet tiens, ça ferait moins mal (non je ne parle pas d’expériences) – pour Noël ? Bah, n’importe qui me connaissant un minimum dirait clairement : OUI. Ouais, j’en étais capable, et je ne serais pas contre de la tester avec elle.
M’enfin, j’dis ça, j’dis rien.

« Ah ! Regarde ! » fis-je soudainement en fouillant dans mon sac. J’en sortis bien vite une bouteille moyenne contenant un liquide rougeâtre faisant penser à du vin rouge. « Tu vois ! Ca prouve que je n’allais pas voir les nés moldus mais toi. Pour qu’on se réchauffe un peu en ce temps glacial. »

Oui bon, la bouteille était pour Winslow. Car s’il voulait profiter des capotes fallait souler les élèves avant, histoire qu’ils soient consentants. Hm ? Ah non non non, il n’y a toujours pas de capotes dans le sac hein. Pas du tout.

- Adrenalean 2016 pour


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MessageSujet: Re: + le sentier des condamnés - morgana burgess ft. léonidas ziegler Mer 28 Déc - 18:39

Comme je m’y attendais, ma réprimande ne semblait pas le faire réagir autrement que par un autre sourire idiot. J’avais le sentiment de parler à quelqu’un bloqué sur sa témérité et son inconscience. Léonidas avait toujours été borné, même durant notre scolarité. Si j’avais plus détesté Aaron que lui à l’école, je devais bien avouer qu’il m’avait plus souvent donné du fil à retordre que le né-moldu. Sans doute parce qu’Aaron avait toujours été un minimum politiquement correct dans ses agissements, alors que Léonidas ne connaissait aucune limite dans sa fourberie. A l’époque, je ne comprenais pas comment un garçon au sang-pur pouvait être du côté des indignes et je l’avais bien souvent insulté de traître à son sang. Mes parents crachaient sur cette famille depuis des années et ils avaient été ravis d’apprendre qu’un Mangemort s’en était pris aux parents de Léonidas, ainsi qu’à sa sœur. Alors âgée de seize ans, je n’avais pas réalisé l’atrocité des événements, me contentant de rire bêtement quand j’évoquais les faits devant le concerné. Évidemment, cela ne lui plaisait mais alors pas du tout. On s’était souvent pris le bec de manière très agressive, même si cela n’allait pas aussi loin que certains élèves aujourd’hui ‒ petite pensée à Rosenbach et Breckenridge.

Quoi qu’il en soit, je ne m’attendais pas à ce qu’il devine la pointe d’inquiétude que ses agissements avaient suscité en moi. C’était assez embarrassant, je dois dire.

« Hum, si tu le dis, dis-je en observant son sac à provisions. Eh, arrête ! »

Il venait de me toucher la joue avec son poing sans que je ne m’y attende et je prenais très clairement ça comme une tentative pour m’adoucir à l’égard de ce qu’il avait fait. Mais non, je n’allais certainement pas me laisser distraire comme ça. Ni même par ses comparaisons qui ne me faisaient pas rire dans ce genre de situation.

« Chewing-gum ou pas, si on te voit, tu risques de finir comme Breckenridge ! »

Le professeur de défense contre les forces du mal était surveillé, ce qui réduisait grandement son champ d’action. Selon les rumeurs, on ne le voyait plus en journée. Il restait enfermé dans ses appartements, sans doute déprimé à l’idée de savoir que sa fille avait prêté allégeance aux Mangemorts et qu’il ne pouvait que l’observer de manière impuissant. Quelqu’un l’avait vue lui rendre visite et cela n’avait pas été une discussion très chaleureuse entre eux.

Léonidas poursuivit ses pitreries, inlassablement. C’était ridicule. Je ne répondis rien à sa proposition de dessert, me contentant de l’observer sévèrement , sans bouger. Puis, la suite me brusqua entièrement. J’eus un mouvement de recul tandis qu’un rire nerveux s’échappa de mes lèvres. Non mais vraiment !

« Non merci, ce n’est pas mon fantasme. Et je t’épargne même l’effort de m’offrir le moindre cadeau. » Répondis-je en plaçant des distances, toujours stupéfaite par tant de légèreté.

Je lui en voulais de m’avoir mise en tête une sale image en tête avec lui m’offrant un cadeau particulièrement suspect et qui… frissons… Je ferais mieux d’oublier cela. Mon attention fut redirigée de nouveau vers son sac, duquel il en extirpa une bouteille contenant un liquide rougeâtre. Du vin rouge ? Je me demandais bien pourquoi il prenait ce genre de boisson sur lui, surtout en sachant qu’il était sûrement sur le point de rendre visite aux enfants de moldus. Je ne pouvais pas croire qu’il puisse oser leur faire boire cela. Je savais pourtant que l’un de mes prédécesseurs, Horace Slughorn ‒ et mon ancien professeur préféré ‒ avait pour coutume d’offrir un peu d’hydromel à ses élèves de sixième et septième année lors de ses soirées. Je ne trouvais pas cela très convenable mais, d’un autre côté, certains d’entre eux venaient d’atteindre la majorité. Disons que… cela se discutait. Et puis Léonidas n’avait pas la même personnalité que Slughorn…

« Mouais… Je ne suis pas convaincue, avouai-je en soupirant. Mais bon, j’imagine que ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de se procurer un peu d’alcool dans ce château. Surtout ces temps-ci. *hésitation de quelques secondes* Allez, viens. »

J’avais prononcé ces mots avec un peu plus de douceur qu’avant. Je préférais savoir Léonidas à l’abri des méfaits et loin du couloir des nés-moldus. Je lui fis un bref signe de tête pour l’inviter à me suivre en direction de mon bureau. Peut-être commettais-je une erreur en me faisant subir moi-même sa présence pour un bon moment mais, au fond, je ressentais tout de même pas mal sympathie pour lui.

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MessageSujet: Re: + le sentier des condamnés - morgana burgess ft. léonidas ziegler Mer 28 Déc - 18:42

La situation était plutôt comique. Bon ok, n’importe quelle situation avec moi dedans était comique, mais cette fois-ci c’était avec Morgana. Qui aurait cru qu’une situation pouvait être drôle en sa présence ? Certainement pas moi. Qui aurait cru que je me montre aussi sympathique avec elle ? Pour ne pas dire que je tentais de me la mettre dans mon lit. Après tout, j’avais que trop de mauvais souvenirs de l’ancienne serpentard. S’amusant de mes malheurs comme si le fait de voir ses parents mourir et sa sœur se faire torturer et violer était quelque chose... que j’avais cherché ? En quelque sorte oui. Cela avait été l’impression qu’elle avait donné.
Evidemment, cela affectait moins les personnes qui n’étaient pas directement visées. Et je devais dire que sur le coup, j’avais eu envie qu’elle ressente ce qu’Athéna, ma sœur, avait ressenti, histoire qu’elle n’ose plus jamais se moquer des malheurs des autres.
Maiiis, il ne fallait pas ressasser le passé. Athéna allait plutôt bien – si l’on oubliait ses pouvoirs incontrôlables et son esprit d’enfant de 11 ans dans le corps d’une femme de 29 ans. Burgess avait visiblement changé de comportement, et je ne devais pas être rancunier. J’avais moi-même fais des erreurs dans ma jeunesse, surtout suite à ces évènements. On va dire que du moment que le sujet ne sera pas abordé, autant continuer d’être soi-même.
C'est-à-dire, faire le pitre.

« Hum, si tu le dis, » fit-elle, dubitative. « Eh, arrête ! »

Je venais de lui donner affectueusement un petit coup de poing sur sa mâchoire, et elle ne sembla pas spécialement apprécier ce petit geste affectueux. Ou peut-être que si mais qu’elle préférait garder son petit air autoritaire de mère supérieure. Dans tous les cas, il serait mal me connaître que de dire que j’allais le prendre en considération.

« Dans un steak il n’y a pas d’arêtes voyons Momo ! »

Oui, c’était une réplique enfantine, mais j’étais un profond gamin dans l’âme. Certainement à cause de l’influence de ma jeune sœur qui m’obligeait à avoir un comportement enfantin pour pouvoir jouer avec elle, et lui offrir maints et maints peluches qu’elle affectionnait tant. Ses préférés ? Les peluches horribles. Allez savoir pourquoi.
Morgana poursuivit en disant que si je continuais ainsi j’allais finir comme Breckenridge. Cette remarque m’arracha un sourire plutôt amusé. Le pauvre bougre semblait au cœur de la déprime la plus totale – certainement qu’un séjour à l’asile ne lui ferait que du bien.

« Ca nous ferait un point en commun, oouuuh c’est excitant ! »

Excitant ? Pas tellement, mais c’était drôle de le prétendre. A vrai dire, avoir des points en commun avec Stannislas m’horripilaient, et pourtant on en avait. A commencer par le fait que mon défunt père était un Auror, pas aussi connu que Stan, mais un Auror quand même. Là où la plupart des mortels y verrait un moyen de se rapprocher du corps enseignant, moi je voyais cela comme un moyen de m’en éloigner. Car depuis cette nuit là, j’avais les Aurors en horreur. Et maintenant avec la prise de pouvoirs de Blackman sur le monde magique et le ministère complètement largué, j’avais encore moins de respect pour eux.
La discussion se poursuivit sur le fait d’acheter un joli cadeau à Morgana : soit, une combinaison tout en cuir avec un magnifique fouet – ou martinet – à la clef. Elle sembla horrifiée, et me mit au courant que ce n’était pas dans ses fantasmes. Ce que je trouvais vraiment dommage, et cela se vit très clairement sur mon visage que j’étais déçu. Moi qui m’imaginais déjà en train de me faire punir...

« C’est dommage, tu devrais te dévergonder un peu plus ! »

En effet, ce ne serait que plus profitable pour toute la gente masculine du corps professoral. Je voyais déjà Stannislas saliver en suivant Morgana partout en lui demandant de le punir car il a été un méchant garçon.
Bon ok je commence sérieusement à divaguer. A tel point que je finis même par proposer à Burgess d’aller se faire une bouteille de vin en tête à tête. C’est à croire que ma chute m’avait fait plus mal à la tête que je ne l’aurais pensé. J’aurais mieux fait de stupéfixer Momo pour me carapater le plus loin possible. Quoique, ça se serait finit en duel de magie et ça aurait rameuté les mangemorts pseudo-menaçant.
Mais le pire dans tout ça, c’était que Morgana accepta ma proposition. Sur le coup, je devais dire que j’étais tellement surpris que je n’avais même pas réagis à sa proposition. Je la regardais juste marcher en direction de son bureau, avec moi derrière, complètement stoïque et immobile, une bouteille de vin dans une main et les pans de mon sac de provision dans l’autre.
Et puis je courus la rejoindre.

« Je ne pensais pas que tu suivrais mon conseil si vite ! » commençais-je par dire, faisant référence au dévergondage. « Mais j’apprécie. C’est amusant. Tiens, le premier qui finit bourré devra accorder une faveur à l’autre ! »

Et par faveur, j’en avais une en réserve qui serait parfait au vu de la situation... Mwéhé.

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MessageSujet: Re: + le sentier des condamnés - morgana burgess ft. léonidas ziegler Jeu 29 Déc - 16:21

Ce qui était sûr, c’était que ma petite remarque enfantine déplut à miss Burgess. Evidemment, je ne m’attendais pas à ce que la si sérieuse Morgana Burgess de Serpentard devienne frivole et nous donne un sourire si rare sur son visage de fausse porcelaine. Fausse porcelaine car elle a une peau qui a l’air lisse mais au vu de son âge elle devait très certainement cachée ses rides avec quelques sortilèges. Tout ça pour dire qu’elle estimait ma blague provenir d’un élève de première année. Je préférais ne pas oser dire qu’elle venait juste de mon père. Premièrement car c’était un sujet sensible, deuxièmement car elle aura une image encore moins bonne de ma jolie petite famille. C’est un peu à cause de mon père que je gardais cette âme enfantine, alors bon. Tel père tel fils ! Tout ce dont j’espérais pour Burgess c’était que l’expression « telle mère telle fille » ne lui correspondait pas.
Et puis elle apprécia d’autant moins, semble-t-il, le fait que je lui conseille de se dévergonder.

« Ne t’en fais pas pour ça, je ne le fais juste pas devant toi. »
« Arrêtes-moi si je me trompe, mais tu ne le fais devant personne. »

Mon ton fut sérieux. Durant un petit laps de temps, mon expression et le timbre de ma voix furent sérieux, presque fermés, alors que je sous-entendais très clairement que Burgess ne savait pas s’amuser. Une coincée, en quelque sorte. Elle n’allait certainement pas apprécier, moi-même si j’avais droit à ce genre de réflexion – moi qui adorais m’amuser – je n’aurais pas apprécié. Mais le fait est qu’elle ne semblait pas s’amuser souvent. Voir même jamais. Confiner dans son travail, dans ses valeurs, dans ses problèmes. Elle ne semblait pas savoir se déconnecter du monde ne serait-ce que quelques instants. Et c’était bien triste.
Malgré tout, je ne gardais pas cette mine sérieuse bien longtemps, surtout lorsqu’elle accepta mon invitation à aller se bourrer la gueule dans les cachots – enfin, dans son bureau plus précisément, qui ne se trouvait pas très loin de nous. C’est d’ailleurs lorsque nous arrivâmes à son bureau que je lui proposais un petit jeu qui pouvait prendre des allures amusantes. Et elle se refusa à mon jeu, ce qui ne m’étonna pas spécialement d’elle, elle était bien trop sérieuse pour s’adonner à de telles pitreries. Et sur le coup je me demandais pourquoi je n’avais pas réquisitionner Winslow pour une beuverie entre homme plutôt que de me retrouver coincer avec Morgana.

« La normalité est d’un ennui... »

J’avais moi-même insisté sur le mot “normalité” étant donné qu’elle avait elle-même insistée sur le mot « normal », à croire qu’elle me prenait pour un débile. J’essayais de ne pas m’en offusquer. C’est limite si le fait de me traiter de normal était une insulte pour moi. Je n’aimais pas être normal, cela me donnait l’impression d’être commun, comme tout le monde, et je détestais l’uniformité.
Elle arrangea son bureau pour que ce soit plus confortable avant de nous servir deux verres de mon vin. Ce n’était pas de la pissette, mais ce n’était pas un grand vin comme j’avais pu gouter en France – divins étaient-ils.

« A ta santé ! »
« Proost ! » fis-je en prenant mon verre pour en boire une gorgée. « C’est comme ça que l’on trinque aux Pays-Bas. »

Je m’assis sur un fauteuil, faisant comme chez moi, tout en observant tout autour de moi le bureau de miss Burgess. Il était quelque peu différent du bureau que j’avais connu durant ma scolarité, mais c’était toujours aussi lugubre pour moi. Je n’avais jamais aimé vivre sous terre, je me demandais bien comment les Serpentards faisaient pour apprécier cela.

« J’ai été si souvent convoqué dans ce bureau que je pourrais citer toutes les différences entre maintenant et avant, » Moi, mauvais élève ? Jamais. « Je me souviens d’une fois où j’avais mis une boule puante dans ton chaudron. Le visage du prof était tellement rouge que j’ai cru que sa face allait exploser ! »

J’eus un rire à ce souvenir. Morgana avait été elle-même très en colère face à ma pitrerie ridicule, mais la réaction du prof avait été tellement épic que c’était comme si Morgana n’avait jamais été là.
Et puis, je me penchais en avant en direction de l’ancienne serpentard avec une lueur de défi dans le regard.

« Mais dis moi... Tu n’acceptes pas mon jeu alors ? Aurais-tu peur de perdre face à moi ? Je comprendrais tu sais, une fois en Russie j’ai fais un concours de shooters à la vodka avec un professeur de Durmstrang. J’ai perdu. »

J’en avais vu du monde durant mes voyages. J’avais mangé tellement de mets étranges que mon estomac était désormais forgé en béton armé, et gouté tellement d’alcool que mon foie devrait s’appeler Super Sayen. Enfin bref.

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