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+ candice rose tiedoll (19 years later)

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MessageSujet: + candice rose tiedoll (19 years later) Mer 27 Juin - 11:40



Candice est un(e) sang-pur, né(e) le 23 janvier 2008 à Gloucester en Angleterre. D'ailleurs il y vit toujours. Aujourd'hui, Candice a donc 16 ans et est en 5ème année à la rentrée 2024. Et juste pour ta culture personnelle, sache qu'elle n'a aucun animal de compagnie puisqu'elle les trouve salissants..

Il est bon de savoir que Candice est populaire, investie, attachante, soigneuse, prévoyante, dynamique, éloquente et charmeuse mais également manipulatrice, opportuniste, oisive, menteuse, possessive, égoïste et maniaque du contrôle. Il/Elle a des goût étranges, par exemple il/elle aime faire de nouvelles rencontres pour mieux être adulée, attirer l'attention, la mode, la divination, avoir le contrôle sur chaque situation ou sur les gens (notamment ceux qui vont dans son sens), la pâtisserie, le maquillage pour lequel elle se révèle être très créative, les magazines de type Sorcière Hebdo auxquels elle envoie souvent des anecdotes ou ses propres idées en espérant avoir sa photographie affichée sur certains articles, ou encore la danse alors qu'il/elle n'aime pas les cours,le chocolat excepté le blanc, les personnes sans intérêt pour elle, les insectes et avant tout les abeilles dont elle est allergique, que l'on soit contre elle, parler de son père, l'insalubrité, qu'on lui vole la vedette et quand les choses ne se déroulent pas comme elle l'a prévu.

Sa baguette est composée de charme avec un coeur de ventricule droit de coeur de dragon et mesure 30,19 centimètres. Grâce à elle, Candice a le malheur de suivre les coursobligatoires, divination et étude des runes.



Candice Rose Tiedoll
feat. AnnaSophia Robb

ET EN VRAI ?
J'ai 23 ans, mais peut-être que tu le sais déjà parce que je suis Tasha, Morgana, Jayden & Cissy, j'ai même dépensé xx points pour xx de ce nouveau personnage. Je suis arrivé(e) sur NYL il y a un gros bail et je devrais être là en moyenne 6 jours par semaine. Avant de finir j'aimerais juste rajouter que mes intentions sont mauvaises ! :coeur:


Tout le monde a une histoire

I. Une famille unie ?


Les Tiedoll faisaient partie de cette petite liste de familles de sorciers qui avaient survécu au métissage avec les moldus. William et Louise Tiedoll avaient deux enfants : l’aîné s’appelait Elijah et la cadette répondait au nom de Candice. A première vue, il s’agissait d’une famille de sorciers normale vivant dans la banlieue moldue de Gloucester en Angleterre dans une jolie maison aux tons pastels, à l’allée décorée avec soin et au voisinage plutôt discret avec lequel ils ne rencontraient strictement aucun problème. Dès sa plus tendre enfance, Candice était une enfant très souriante, qui ne pleurait quasiment jamais, qui était choyée, gâtée et aimée. Elle jouait souvent avec son frère qui était tout aussi enjoué qu’elle et elle partageait les mêmes souvenirs que lui avec ses parents, à savoir les balades familiales, les vacances passées dans d’autres villes anglaises, les jeux de société du soir auxquels elle ne comprenait rien et d’autres activités qui pouvait unir n’importe quelle famille soudée. Sa mère l’avait d’ailleurs inscrite à des cours de gym dès ses trois ans afin de la sociabiliser avec d’autres enfants et la rendre heureuse. Ce premier pas véritable vers des groupes de jeunes de son âge lui avait permis de se faire ses premières copines, certes moldues, mais avec qui elle pouvait passer du temps à jouer quand elles sortaient du gymnase, accompagnées de leurs mères ou de leurs pères. Louise était sans nul doute plus sociable que William et c’était elle qui emmenait plus souvent sa fille chez les autres enfants pour qu’elle y passe la journée ou bien la nuit. En somme, son enfance avait été heureuse et ce, peu importe les événements qui avaient pu chambouler leur quotidien.

II. Séparation


Un soir d’été au cours de ses cinq ans, Candice n’avait pas trouvé le sommeil puisqu’elle était bien trop occupée avec ses jouets magiques. Mais quand bien même elle se serait retrouvée dans les bras de Morphée, le cri qu’avait poussé sa mère aux environs de minuit aurait suffi à la réveiller en sursaut. Avec inquiétude, elle avait quitté sa chambre avant de descendre les marches à pas de loups en se dirigeant vers la porte qui menait au salon. Elle s’était cachée derrière, peu désireuse d’y entrer alors qu’une dispute semblait éclater et elle avait aperçu Elijah en train de défier son père, faisant voler des couverts et des assiettes dans les airs. La fillette n’avait pas saisi, sur le momnt, ce qu’il se passait mais elle avait très nettement entendu son grand frère ordonner à leur père de quitter la maison. Ce dernier n’avait pas discuté et c’était la dernière fois que Candice l’avait vu à leur domicile. Ne comprenant pas pourquoi c’était arrivé, pourquoi sa mère gémissait et pleurait tout en serrant Elijah dans ses bras comme si elle craignait qu’il ne lui arrive malheur, elle s’était contentée de rester derrière la porte, de regarder à travers la serrure et de ne pas se montrer. Avec le temps, le souvenir de la peau couverte de bleus et d’ecchymoses de sa mère se sont brouillées, ne devenant que des visions floues dont elle préférait se débarrasser pour ne pas s’embrouiller davantage l’esprit mais elle se rappelait toujours d’avoir entendu son grand frère dire : « Dehors » à son père d’une voix froide et menaçante, bien loin de celle de celui qu’elle avait toujours connu.

Les premières semaines à la maison sans la présence de leur père furent étranges et assez tendus. Personne n'osait parler de ce qu'il s'était passé et Candice réalisait à peine l'ampleur de ce départ alors que les yeux d'Elijah s'étaient assombris par la haine qu'il éprouvait envers son géniteur. L'enfant enjoué et naïf qu'il avait été venait de laisser place à un être ancré dans la solitude, la méfiance, la froideur et une grande maitrise de lui-même. Son calme en était presque effrayant. A partir de ce jour, il était plus ou moins devenu le chef de famille dans sa manière de prendre soin de sa mère et de sa soeur. Cette dernière ne le voyait pas mais il était rongé par la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher sa mère de souffrir pendant ces années. Il endossait une lourde responsabilité qui, aujourd'hui, lui pesait toujours autant.

Tentant d'arranger les choses, Louise Tiedoll avait décidé de se remettre doucement de sa séparation et de tout faire pour rendre ses enfants heureux. Elle savait les gâter et notamment Candice qui pétillait autant de joie et de spontanéité qu’avant et qui ne se gênait pas pour faire régulièrement une liste de tous les jouets et les robes qu’elle souhaitait obtenir. Elle était restée la même, toujours aussi dynamique et spontanée et il semblait presque que la séparation de ses parents ne l’avait pas tant affectée que cela. La vérité était qu’elle préférait le dissimuler et y passer outre, du haut de son si jeune âge. Elle ignorait toutefois que cette façon de procédé la poursuivrait jusqu’à sa scolarité à Poudlard où elle continuerait d’éviter le sujet de son père.

III. Nouveau départ ?


Candice ne s’était pas doutée que tôt ou tard un homme et une fille de son âge entreraient dans sa vie. Pourtant, il était tout à fait envisageable pour sa mère divorcée de vouloir se reconstruire avec une autre personne qui saurait mieux répondre à ses besoins et surtout, la respecter. Son beau-père était un moldu répondant au nom de Robin Bennett. Si Elijah avait vu cette nouvelle relation d’un mauvais œil par simple méfiance, Candice avait été ravie de voir sa mère sourire de nouveau et se sentir aimée. Elle avait d’ailleurs accueilli sa nouvelle demi-sœur avec un large sourire. Elle s’appelait Amelia Bennett mais Louise avait été la première à l’appeler Amy. Cette fameuse Amy, c’était une enfant plutôt calme, discrète, qui ne parlait pas énormément et qui n’inspirait pas une grande confiance en soi. Et si Elijah, en plus d’avoir l’air sans cesse d’être un iceberg, n’adressait quasiment jamais la parole à cette pauvre Amelia, Candice, elle, en avait profité pour nouer des liens. Après tout, elles allaient vivre sous le même toit et elle s’avérait être très gentille et docile. Pour la tête blonde, c’était la bonne proie sur laquelle elle pouvait exercer une influence non-négligeable. Cela lui plaisait de lui donner des conseils, de la voir la suivre partout dans ses initiatives et surtout, de la savoir admirative d’elle-même.

Leur entrée commune à l’école élémentaire moldue en 2015 avait renforcé à la fois cette amitié et cette complicité fraternelle entre elles mais tout cela ne prenait leur source que dans la domination subtile mais écrasante de Candice sur Amelia. Une influence qui n’échappait évidemment pas à Elijah, fin analyste et suffisamment observateur pour comprendre les intentions de sa sœur. Mais il ne s’en mêlait pas, se contentant de rester à l’écart de cette histoire et de simplement surprotéger sa petite sœur en l’ayant sans cesse à l’œil dans la cour de récréation quand il n’était pas en train d’étudier ou de lire seul, dans son coin. Cette surprotection était assez lourde sur les bords et elle le lui avait toujours reproché mais au fond, elle aimait le fait qu’il veillait sur elle. Bien sûr, elle ne le montrait pas. A l’extérieur, elle paraissait plutôt ennuyée par son caractère. Le « légume ambulant », voilà comment Candice l’appelait dans son dos. Elle ne le trouvait pas amusant, pas assez sociable et elle avait beau le pousser vers les autres en lui disant que la solitude était un billet direct vers le camp des losers, Elijah n’en faisait qu’à sa tête. Malgré tout, l’obstination étant un trait qu’ils possédaient en commun, elle prenait encore de temps en temps l’initiative de le relancer à ce sujet en espérant qu’il sorte de sa zone de confort. C’était néanmoins peine perdue ; il était toujours un véritable iceberg à tel point que l’on pouvait penser que le but de sa vie était de passer sa vie à effectuer ses devoirs pour ensuite faire un maximum de corvées à la maison pour soulager leur mère.

Candice, elle, n’avait aucun scrupule à ne pas participer à ces tâches, bien peu soucieuse de ce genre de choses et préférant se prélasser sur son fauteuil tout en lisant des magazines moldus pour les filles de son âge. Elle conseillait d’ailleurs Amelia d’en faire de même en la persuadant que connaître les dernières tendances pour se faire une bonne réputation à l’école était bien plus important que d’apprendre à passer la serpillière. Par ailleurs, les cours en eux-mêmes n’étaient clairement pas sa tasse de thé et elle passait bien plus de temps à bavarder avec ses voisins de pupitre plutôt que de travailler. Ses professeurs le lui reprochaient souvent mais elle ne respectait jamais longtemps sa promesse de se faire toute petite. Pourtant, le talent, elle n’en manquait pas et si elle le voulait, elle aurait pu décrocher de bonnes notes. Seulement, cela ne l’intéressait pas autant que d’être populaire et appréciée et pour arriver à ses fins, elle savait qu’il fallait qu’elle soit « cool » en permanence et qu’elle ne passe jamais dans la catégorie des « intellos » qu’elle considérait comme étant la « loose intersidérale ». Ses notes médiocres lui valaient sans doute quelques remontrances assez sèches de la part de sa mère mais cela lui était égal parce que Louise ne s’énervait pas longtemps après elle. Les convocations de ses professeurs pour discuter de ses bulletins ne l’effrayaient pas non plus et elle trouvait le moyen de s’en tirer avec le sourire, en formulant de nouvelles fausses promesses à ses enseignants.

Au fur et à mesure du temps, sa popularité à l’école avait atteint un point où plus personne n’osait se mettre en travers de son chemin. Les rares qui avaient tenté de la faire tomber de son piédestal avaient échoué dans cette tâche et l’avaient amèrement regretté. En plus de leur faire subir des phénomènes étranges et magiques – qu’elle ne contrôlait pas à cause de sa nervosité liée aux imprévus de ses plans – comme un gonflement soudain de leur ventre, la pousse d’une hideuse barbe rousse ou des horribles furoncles sur le visage, Candice savait utiliser ses amis et ses camarades pour les monter contre ses ennemis jusqu’à descendre leur réputation en flèche. Ils devenaient alors des proies faciles pour les moqueries et les humiliations à la sortie des cours ou à la récréation. Elle trouvait toujours les bonnes paroles pour convaincre les autres élèves et même ceux qui étaient plus âgés qu’elle. Elle et ses sourires ‒ sincères ou hypocrites ‒ s’attiraient leur admiration et toutes leurs faveurs. Les services qu’ils pouvaient lui fournir étaient des sortes de victoires ou de trophées issus du contrôle qu’elle exerçait sur eux. La jeune fille se plaisait énormément dans son rôle de bonne copine adorable, fiable et modèle. Elle savait s’intéresser aux autres et les mettre suffisamment en valeur pour qu’ils ne s’ouvrent à elle. Bien vite, certains rouages de la sociologie humaine n’avaient plus de secrets pour elle. Son éloquence n’avait d’égal que sa grâce et sa capacité à manipuler n’importe qui un minimum sensible à son charme et à ses propos. Pour se faire, elle savait qu’il était nécessaire de dégager des sentiments positifs et surtout, une grande confiance en soi. Ainsi, elle parvenait par exemple à faire acheter à ses copines le dernier accessoire que sa mère lui avait offert en le faisant passer pour un must have.

IV. La magie est puissance


Si Candice faisait des efforts au quotidien pour maintenir son image de reine de l’école, elle faisait également tout pour remporter ses concours de danse. Elle avait en effet abandonné la gymnastique à ses six ans, souhaitant pouvoir danser dans un club en compagnie d’autres filles qu’elle avait rencontrées en faisant son entrée au primaire. Force était de constater qu’elle se débrouillait très bien et qu’elle et son équipe faisaient sensation dans le journal de Gloucester lorsqu’elles se surpassaient. C’était l’une des premières gloires de Candice et cela lui plaisait énormément de montrer à une Amelia admirative et à un Elijah désintéressé la photo de son club qui faisait la une. Elle profitait d’ailleurs de ces instants pour pousser encore Amelia à prendre plus d’assurance et à se faire elle-aussi des amis. Pourtant, ce n’était pas aussi simple.

Amelia, n’ayant aucune capacité à exercer une ascendance sur les autres et étant plutôt dans la retenue et dans la discrétion, passait plus pour la fille étrange et seule de la classe qu’autre chose. Il était bien connu que les deux filles étaient demi-sœurs mais certains racontaient des bêtises au sujet d’Amelia, en plus de se moquer d’elle. Même en invitant certaines amies à dormir chez les Tiedoll, Candice ne parvenait pas à leur montrer Amelia sous un beau jour. Elles ne la trouvaient pas assez intéressante, se contentant rapidement de lui parler de temps à autres et de jouer avec elle juste parce qu’elles étaient chez elles. Pour ce qui était de son grand-frère, elles le trouvaient toutes mignon mais il était si inaccessible qu’un glaçon qu’aucune d’entre elles ne parvenaient ‒ à leur plus grand malheur ‒ à attirer son attention.

Ces vaines tentatives n’avaient pas pour autant effriter la détermination de Candice à vouloir les intégrer. Pour elle, c’était important afin d’éviter des événements fâcheux comme celui qui s’était déroulé quelques semaines après leur première rentrée à l’école. Ce jour-là, alors que Amelia avait encore été prise en flagrant délit par la classe en train de recueillir des fourmis et des scarabées dans un bocal pour jouer avec, la brute de la classe, Ben Lockwood, était venu l’importuner une fois de plus avec ses copains. Cela arrivait de temps à autres dans le dos de Candice la plupart du temps mais cette fois-ci, ils avaient fait l’erreur de le faire en sa présence. La petite tête blonde s’était mise à serrer les dents avant de céder à ses pulsions de colère ; personne n’avait le droit de toucher à sa chère Amelia, aussi bizarre soit-elle. Elle avait donc saisi ce crétin par le col avant de le soulever avec une force qu’on ne lui connaissait pourtant pas. Le garçon avait quitté le sol des pieds et s’était calmé quand elle l’avait menacé de lui faire manger des feuilles mortes dans l’arrière-cour s’il s’en prenait à nouveau à sa demi-sœur. Lockwood, tout comme les autres, craignait suffisamment Candice et sa grande influence pour vouloir continuer à agir ainsi. Il s’était donc plié à ses ordres et plus personne n’avait entrepris l’idée d’embêter Amelia depuis ce jour, tous sachant à quel point Candice pouvait se montrer à la fois persuasive et dissuasive.

Le soir-même de cet incident, les deux filles étaient rentrées ensemble, main dans la main. Amelia s’était détendue et sa demi-sœur lui avait apporté la certitude que plus personne ne la blesserait sans en subir de terribles conséquences. Afin de lui changer les idées, elle lui avait récité le contenu d’une lettre d’amour maladroite qu’elle avait reçu dans son casier durant la journée. Elles s’en étaient bien amusées et ces grands éclats de rire avaient définitivement signé l’admiration d’Amelia pour Candice et son envie de lui ressembler. Elles s’apportaient mutuellement quelque chose : l’une la protégeait et l’aidait à ne pas se marginaliser de la classe et l’autre lui faisait ses devoirs sans broncher et avec le sourire, bien heureuse de pouvoir lui rendre la pareille et lui être utile. Quelques soirs, elles se rapprochaient notamment lorsque Candice lui montrait des tours qu’elle avait appris à contrôler sans lui dire qu’il ne s’agissait de magie, se contentant d’émerveiller sa demi-sœur dans l’ignorance de ce qui se tramait vraiment au-delà du monde des moldus. Les lumières fermées, les rideaux tirés, les draps et les taies d’oreillers servant à la création d’un énorme chapiteau dans leur chambre, elles se créaient leur propre monde secret dans lequel elles on pouvait voir des cartes voler dans les airs, des petites lumières illuminer la pièce au-dessus de Candice et d’autres choses intéressantes auxquelles elle s’exerçait au fur et à mesure. La beauté de ses tours prenaient leur source dans son talent pour rendre la magie très artistique et dans l’ignorance d’Amelia qui ne se doutait de rien.

Bien que Louise avait révélé l’existence de la magie à son nouvel époux, elle avait préféré le cacher à sa belle-fille pendant plusieurs années. Cela n’avait pas toujours été simple pour ses deux enfants de devoir se parler de magie ou du chemin de traverse sans éveiller les soupçons d’Amelia mais sa naïveté leur était bénéfique quand ils commettaient l’erreur de croire qu’elle n’était pas dans le coin. Quand elle leur posait la question de savoir ce qu’étaient les anciens modèles de balais Brossdur ou les Comètes, Candice lui affichait un grand sourire en lui disant qu’il était question de balais magiques qu’elle avait vus dans un dessin animé en allant chez une copine. Toutes ces excuses, aussi nulles soient-elles, fonctionnaient et parfois, Candice se demandait même si Amelia finirait un jour par être un peu plus perspicace.

Ce n’était qu’au lendemain des neuf ans de Amelia que le secret avait fini par être brisé. Elle manifestait de plus en plus de phénomènes magiques autour d’elle et elle ne les contrôlait absolument pas. Continuer à mentir à ce sujet n’avait plus d’intérêt. Candice avait donc observé avec malice sa mère en train de faire le récit de l’Histoire du monde des sorciers, en commençant par celle de la création de Poudlard par les quatre fondateurs, puis celle du Ministère de la Magie qui régnait au Royaume-Uni et en partenariat avec celui des Moldus, en passant par la bataille de Harry Potter et de Voldemort et celle de Dumbledore faisant face à Grindelwald. Avec sourire, Candice n’avait pas lâché les yeux Amelia dont le visage totalement hébété par cette vérité n’avait fait que l’amuser et lui donner l’envie d’en rajouter une couche par rapport à Poudlard. Elle lui avait raconté qu’il y avait des matières plus difficiles que d’autres mais que l’important, c’était avant tout de se faire bien voir par les autres et qu’une hiérarchie existait entre les élèves ; les sang-pur possédaient le prestige d’avoir à cent pour cent du sang de sorcier, les sang-mêlé n’avaient rien de spécial et les nés-moldus ne jouissaient pas du tout du moindre honneur. Elle ne parlait pas de ces derniers avec mépris mais plutôt avec un bon sentiment de supériorité qui avait le don de désarçonner Amelia et notamment quand elle lui mit le doute quant à l’ascendance de sa mère.

En attendant leur lettre pour Poudlard, les deux filles avaient continué de se rendre à l’école moldue mais Candice avait bien hâte de changer d’établissement et de pouvoir faire de nouvelles rencontres dans un élément qui était sans doute bien plus le sien, là où la magie était reine. Elle rêvait de connaître des enfants de très grands sorciers, de se mettre les préfets dans sa poche et même d’avoir la sympathie et la confiance de ses professeurs. Elle ne comptait pas donner du meilleur d’elle-même en classe mais elle pensait que construire des liens était plus important. Si ses notes en pâtissaient, elle n’aurait qu’à demander de l’aide à Amelia qui semblait toujours ravie de l’aider.

V. Direction Poudlard


Peu avant ses onze ans, au mois de janvier, Candice avait enfin reçu sa lettre sans surprise et elle s’était montrée particulièrement enthousiaste et enjouée en la lisant devant une Amelia complètement admirative et devant un Elijah qui, au contraire, avait toujours l’air désintéressé. Ne souhaitant pas plus attendre avant d’acheter ses fournitures scolaires, elle avait insisté auprès de sa mère pour qu’elles puissent, avec sa demi-sœur, se rendre au Chemin de Traverse. Si elle était passée volontairement à côté de la Ménagerie Magique sans un regard pour les animaux pour qui elle ne nourrissait aucun intérêt ‒ ils étaient trop salissants à son goût, elle avait toutefois passé plus de deux heures dans les magasins de vêtements, à la recherche d’une nouvelle garde-robe à rafraichir pour la rentrée à venir. Septembre était loin mais elle était du genre à prévoir longtemps à l’avance, déjà toute petite. Elle en avait d’ailleurs profité pour pousser Amelia à choisir deux ou trois nouvelles tenues qui changeraient de ce qu’elle portait habituellement et qui n’était pas de bon goût aux yeux de Candice. Il n’y avait qu’à voir les nappes aux couleurs criardes que sa demi-sœur fabriquait avec son set de couture pour se rendre compte qu’elle faisait bien d’actualiser son style.

Et pendant que Amelia s’émerveillait devant les nombreuses boutiques de ce quartier sorciers, Candice avait déjà repéré un groupe d’enfants de son âge qui attendaient également leur rentrée à Poudlard avec impatience. En quelques échanges, le contact avait été créé et ils avaient discuté de ce qu’ils aimaient faire et de ce dont ils s’attendaient à voir à Poudlard. Elle était avant tout tombée sur deux plaisantins qui adoraient les farces et attrapes et qui lui avaient conseillé de se rendre un jour à Zonko si ses parents le voulaient bien. Candice n’était pas vraiment friand des objets à mauvaises farces mais elle s’y était tout de même intéressée, juste pour leur faire plaisir et nouer plus facilement des liens avec eux. En tout cas, ils s’étaient donnés rendez-vous en septembre à l’école avec la certitude de se revoir. Faire la rencontre de ses futurs camarades l’avait rendu enjouée pour le reste de la journée et elle avait poussé Amelia à en faire de même en lui disant que Poudlard serait enfin l’occasion pour elle de devenir populaire et de mettre de côté toutes les choses bizarres et peu communes qu’elle faisait. Adieu les bocaux de fourmis et autres loisirs qui n’étaient pas assez cool, Amelia avait tout intérêt à la suivre et à appliquer ses conseils pour réussir dès la rentrée !

Le reste de la journée s’était déroulé dans une atmosphère positive et outre les caprices de Candice qui faisait les yeux doux à sa mère pour obtenir des objets magiques aux effets fantastiques et des potions de beauté chez une Apothicaire spécialisée, leurs achats s’étaient effectués sans problème. La seule chose qui avait fait tiquer Candice était de revoir son père chez Fleury et Bott, là il était libraire. Elle avait presque baissé les yeux, refusant inconsciemment de revoir celui qui avait battu sa mère, même si elle refusait toujours d’en parler. Pour ne rien laisser paraître, elle s’était contentée de se coller à Amelia durant toute la visite de la boutique, en l’amenant dans divers rayons pour lui parler de tout et de n’importe quoi par rapport aux innombrables choses qu’elles pourraient faire à l’école grâce à leur baguette. Noyer le cœur du problème en faisant comme si de rien était c’était sa spécialité car y accorder trop d’importance ne ferait que la rendre nerveuse. Si elle avait tout de même insisté pour que sa mère ne l’attende à l’entrée au moment où elle passerait avec sa demi-sœur à la caisse, elle avait tout de même eu du mal pendant quelques instants à laisser son sourire destiné à Amelia continuer de peindre son visage angélique.

Un peu déstabilisée par ce père dont elle ne comprenait pas les actes et qui venait de la scruter en profondeur pour la redécouvrir après toutes ces années, elle avait voulu, pour la première fois de sa vie, s’enfoncer sous terre pour y échapper. Ce qu’il avait fait à sa mère restait un souvenir brumeux mais elle en avait suffisamment vu et entendu pour développer une petite névrose à l’égard des hommes et des garçons ; elle ne supportait pas qu’ils ne lèvent la voix sur elle, ni qu’ils affirment une supériorité sexuelle quelconque et c’était avant tout cela qui nourrissait sa colère et son agressivité lorsqu’elle se sentait menacée ou quand Amelia se faisait importuner par l’un d’eux à l’école moldue. Cependant, face à son père, elle ne parvenait pas à décrire le sentiment qui la parcourait outre le malaise. Le seul point positif était qu’elle ne serait pas obligée de se rendre une nouvelle fois dans cette boutique les années prochaines puisque sa mère lui avait parlé de ventes par correspondance. Cela l’arrangeait plutôt bien et Elijah également. Elle avait d’ailleurs hésité à lui parler de cette histoire mais elle s’était retenue de le faire, son intuition lui ayant dicté que ce n’était pas l’idée du siècle.

Candice avait alors passé le restant de l’année en effaçant au mieux ce souvenir étrange de Fleury et Bott, en profitant de ses derniers mois d’études chez les moldus et dans son club de danse tout en gardant un contact régulier par la voie du hibou avec les amis qu’elle s’était fait sur le Chemin de Traverse. Souvent, elle partageait avec Amelia les friandises variées qu’elle recevait en colis par l’un d’eux et c’était ainsi que sa demi-sœur avait découvert les joies de croquer dans une dragée surprise au goût de la crotte de nez ou du vomis ou encore dans un bonbon qui la forçait à pousser des cris d’animaux très peu charmants. Entendre Amelia imiter un cochon ou un éléphant, cela l’amusait énormément ! Et elle lui avait un jour proposé de jouer un petit mauvais tour à Elijah en mélangeant une petite sucrerie dans son repas et le résultat avait été au rendez-vous : il avait temporairement perdu l’usage correct de la parole, ne débitant que des phrases incohérentes et bourrées de mots assez grossiers. Un produit signé Weasley et dont Candice s’était excusée ‒ entre deux rires ‒ de l’avoir versé absolument sans le vouloir dans l’assiette de son frère. Elle le trouvait tellement peu souriant et franchement pas drôle qu’elle pensait qu’une blague occasionnelle de cet acabit ne pouvait que lui faire du bien. Cela dit, elle l’appréciait beaucoup, lui qui était toujours là pour elle et ce malgré ses petites protestations quand il la surprotégeait.

VI. Ni noir, ni rose

Ces cinq années à Poudlard avaient permis à Candice de grandir même si, au fond, elle avait conservé ses traits si caractéristiques de petite diva populaire. Toujours médiocre en classe, elle collectionnait les notes déplorables sans vraiment s’en inquiéter, préférant mille fois plus se soucier de sa réputation et du nombre d’amis qu’elle cumulait. La plupart du temps, elle parvenait à compenser certaines coquilles en demandant à Amelia ou d’autres élèves de l’aider à travailler ou à réviser. Ils acceptaient avec plaisir, bénéficiant en échange sa reconnaissance, son aide et sa popularité. Quand bien même cela ne l'avait pas empêché de redoubler sa troisième année à cause de fortes lacunes qu'elle n'avait pas pu compenser, la jeune fille avait affiné ses sens, son intuition, son opportunisme et son art de la manipulation. Cet univers hypocrite fait de mensonges et de sourires parfois peu sincères n’avait plus de secret pour elle. Jouissant d’une excellente réputation auprès des autres et surtout auprès des représentants de l’autorité comme certains préfets, Candice se sentait aussi reine qu’elle ne l’était à l’école moldue. Elle obtenait la majorité des faveurs de son choix de la part de ses connaissances et elle était très influente. Le fait qu’elle ne soit amie avec différentes types de personnes, du simple né-moldu sans confiance au pro sang-pur froid et menaçant ne semblait pas poser de problème aux autres qui la voyaient avant tout comme une fille adorable, aimable et qui donnait une chance à tout le monde.

Malheureusement, sa vie d’étudiante dans cette prestigieuse académie n’avait pas toujours été rose et tout le monde avait subi les conséquences de l’assaut de Blackman, un nouveau mage noir, et de ses sbires tous issus de la nouvelle génération de néo-mangemorts. Leur idéologie dépassée basée sur la pureté du sang des sorciers avait mené à l’emprisonnement de tous les nés-moldus qui avaient vécu dans des conditions déplorables durant toute une année. Bien que Candice s’était toujours sentie supérieure aux moldus et à leur progéniture, ce n’était pas pour autant qu’elle cautionnait de tels traitements, ni même le mépris qu’elle lisait dans leur regard quand ils faisaient travailler les prisonniers. Sa cousine, Niamh Mandragoran, qu’elle n’aimait pourtant pas lui avait pourtant suscité de la pitié et une certaine colère envers ses bourreaux mais elle n’avait rien fait qui puisse retourner les choses contre elle. Ce qui l’importait, c’était qu’Elijah et Amelia aillent bien et elle remerciait sans cesse Merlin de lui avoir donné l’idée , en première année, de faire croire à tout le monde que sa demi-sœur était également de sang-pur. Toutes les deux se pliaient aux règles des Mangemorts sans broncher, Amelia peut-être même plus que Candice puisqu’elle avait carrément suivi Narcissa Breckenridge et Naïa Rosenberg dans leur trahison.

Moins investie et plus subtile, Candice avait préféré ne pas se prononcer sur la question, se contentant de vivre son quotidien loin de ce genre de dramas qui ne pouvaient qu’affecter sa réputation en cas d’erreurs sur le moindre mot qu’elle pourrait sortir. Elle s’était montrée très prudente, rejoignant l’avis général sur les atrocités commises lorsqu’elle parlait à la majorité des élèves mais mentant à ceux qui soutenaient véritablement Blackman en leur faisant croire qu’ils avaient raison. La demoiselle jouait sur plusieurs tableaux mais toujours dans le cadre de discussions privées pour que rien ne s’échappe. Cette période l’avait rendue tendue à plusieurs moments et elle ne se souvenait pas d’avoir autant perdu le sourire que durant ces soirées abominables où elle était forcée de regarder des camarades souffrir à l’heure du dîner. Néanmoins, ce qui l’avait le plus atteint psychologiquement était le jour où Amelia, sans le vouloir, l’avait trahie. Son véritable statut du sang avait fuité et on l’avait forcée à boire du Veritaserum pour obtenir des informations. Elle avait tout raconté et ces aveux avaient mené plusieurs élèves dont Elijah et Candice à subir le terrible châtiment du Doloris pendant des heures. La punition avait été sévère et à but dissuasif pour tous ceux qui oseraient mentir ou cacher des choses à la direction. La pauvre enfant ne s’en était pas remise dans l’immédiat et elle avait beaucoup pleuré le soir de sa libération. Elle avait pleuré dans les bras d'Elijah qui avait souffert également, refusant de se montrer au grand jour dans un état aussi lamentable. Elle pensait encore à l’image qu’elle renverrait aux autres, même après avoir été brisée par ces tortures…

Juin 2023 était vite arrivé, signant la libération et la fin de tous ces mois de tyrannie. La rébellion avait réussi à se défaire du joug de Blackman, le contraignant à devoir prendre la fuite, lui et certains Mangemorts qui avaient eu la chance de pouvoir quitter le château sans avoir été neutralisé. Tout s’était passé très vite au cours d’un bal au thème du noir et du blanc. Mais si Candice avait été présente sur la piste de danse, elle n’avait aucunement pris part aux actions de la rébellion. Elle avait fui le combat en se précipitant vers les extérieurs en compagnie d’autres élèves et elle avait eu la chance d’avoir été escortée par un Auror jusqu’à la fameuse ferme, point de ralliement post-bataille.




Famille et compagnie

William Tiedoll

C’est le père d’Elijah et de Candice. Jusqu’aux cinq ans de cette dernière, il a pu donner l’illusion d’être un mari et un père parfait. Mais ce faux portrait a vite laissé place à sa véritable nature ; un homme violent avec sa femme et qui lui faisait du mal lorsque ses enfants étaient endormis. Un soir, les deux avaient toutefois été témoins de ce qu’il faisait subir à leur mère et après qu’Elijah l’ait chassé de la maison, il est parti vivre ailleurs. Libraire chez Fleury et Bott, il ne voit que rarement son ancienne famille et pour cause, ses enfants préfèrent éviter cette boutique. Les seules fois où Candice s’y était rendue, il l’avait beaucoup observée, la rendant particulièrement mal à l’aise.

Louise May Tiedoll

Ex-femme de William et mère d’Elijah et de Candice. Elle travaille au département des plantes magiques et elle s’avère être une sorcière accomplie et talentueuse. Mère affectueuse, elle a obtenu la garde de ses enfants après son divorce et elle fait de son mieux pour les rendre heureux. Elle protège notamment beaucoup Elijah qui s’en veut toujours de ne pas avoir pu se rendre compte de ce qui se passait dans le couple de ses parents. Quant à Candice, si elle n’est pas fière de ses mauvaises notes, Louise n’en reste pas moins persuadée qu'elle saura aller loin. Elle essaie tout de même de lui faire comprendre que les cours restent très importants même si la cadette a tendance à trouver ses lettres remplies de morale de ce genre franchement ennuyeuses. Mère et fille sont plutôt complices et Candice sait qu’elle peut compter sur elle en cas de gros problèmes.

Robin Clarence Bennett

Il s’agit du nouveau mari de Louise et par extension, le beau-père de Candice. C’est un homme respectueux et qui a pu apporter à sa nouvelle femme tout ce que son ex-mari ne lui donnait pas. Si Elijah s’est toujours montré sceptique et méfiant à son égard, Candice a été très heureuse de leur union qui lui a apporté une demi-sœur qu’elle adore et sur laquelle elle veille sans cesse. Robin n’apprécie pas vraiment cette influence qui mène Amelia à ne pas vraiment réfléchir par elle-même mais il n’est jamais intervenu dans cette relation, se disant qu’au fur et à mesure du temps, la prise de maturité les changerait toutes les deux.

Elijah Léandre Tiedoll

Jusqu’à la séparation de leurs parents, Elijah et Candice étaient deux enfants très enjoués et qui jouaient souvent ensemble. Mais si sa soeur est restée la même après le départ de son père, Elijah s’est transformé. Il n’était plus aussi proche d’elle qu’avant, il s’était renfermé dans sa coquille, devenant plus froid, plus distant, secret, méfiant et aigri. Cette métamorphose les a éloignés même s’ils tiennent beaucoup l’un à l’autre. Candice le trouve même un peu trop sur son dos et bien qu’elle apprécie de le savoir aussi protecteur envers elle, elle aimerait qu’il s’ouvre un peu plus et qu’il fasse le premier pas vers les autres afin de se faire des amis qui pourraient le détendre et le rendre aussi sympathique qu’avant.

Tracy Amelia Bennett

Sa demi-sœur et la fille de Robin. C’est une jeune fille influençable, malléable, naïve mais également brillante en classe, curieuse et dévouée. Depuis son enfance, Candice la protégeait de ceux qui l’importunaient et en échange, Amelia l’aidait à faire ses devoirs. Elle ne s’est jamais rendue compte à quel point Candice la manipulait en permanence parce que justement, sa demi-sœur le faisait à la fois dans un but égoïste et que dans le but de l’aider et d’en faire une personne respectable. Les deux filles ont grandi ensemble, ont partagé énormément de souvenirs qui ont renforcé leur amitié mais la base de leur relation fonctionne avant tout sur la docilité dont fait preuve Amelia envers Candice. Le jour où celle-ci cessera de lui obéir, elle risquerait de s’en mordre les doigts face à une Candice plutôt rancunière et qui déteste qu’on lui dise « non ».

Niamh Mandragoran

Cousine par alliance. C’est une née-moldue bien trop envahissante aux yeux de Candice qui préfère tenir Amelia loin d’elle. Elle ne la supporte pas et elle refuse de voir Niamh inculquer ses faibles valeurs à sa demi-sœur. Toutes les deux l’ont royalement ignorée à Poudlard dès leur première année et entre elle et Candice, il n’y a que du mépris. Durant l’année où Blackman a été directeur, néanmoins, le fait qu’elle ait été maltraitée dans les cachots n’avait pas rendu Candice indifférente à son sort. Même si elle n’était pas allée jusqu’à lui parler ou l’aider, elle avait ressenti de la pitié pour elle.



La première fois ici

Cela faisait des mois que Candice attendait cette rentrée ! Elle avait hâte de faire ses premiers pas à Poudlard, de pouvoir agiter sa baguette en bois de charme pour créer des étincelles de toutes les couleurs et avant tout de se faire de nouveaux amis. Ayant pris énormément d’avance dans ses multiples réflexions, elle savait déjà quelles personnes il lui serait nécessaire d’approcher pour en tirer quelque chose d’utile ; les préfets, les élèves appréciés en général, les enfants de grands noms ou ceux qui possédaient des parents bien placés dans la sphère de la société. L’école moldue avait été le siège de sa royauté, là où elle avait déjà pu tirer les ficelles de chacune de ses rencontres en les rendant très malléables. Elle comptait bien en faire de même dans ce collège qui, cette fois-ci, révélerait sa véritable nature de sorcière sans qu’elle ne doive cacher ce secret. Même si elle n’avait pas renoncé à certaines amitiés moldues avec lesquelles elle comptait bien garder le contact par pure affection, elle avait dit adieu à la plupart de ses connaissances lorsqu’elle avait quitté sa classe en juillet. Tout cela était derrière elle et quand bien même les souvenirs restaient gravés, Candice ne pensait plus qu’à la nouvelle aventure qui allait s’offrir à elle et Amelia.

Sa valise encombrée, elle demanda à sa mère de l’aider à emporter un maximum d’objets qu’elle ne désirait pas laisser à la maison. Louise Tiedoll utilisa alors un astucieux sortilège d’extension indétectable pour que toutes les tenues, les accessoires auxquels elle tenait et ses fournitures scolaires ne tiennent dans son bagage. Satisfaite, elle s’empressa ensuite de soigner sa coiffure au carré dans la salle de bain tout en contemplant avec sourire la tenue qu’elle avait choisie avec précaution et beaucoup d’avance, pensant faire bonne impression devant les autres élèves dont certains la connaissaient déjà pour l’avoir rencontrée sur le Chemin de Traverse. Les revoir constituerait une radieuse perspective bien plus intéressante que les lettres et les colis qu’ils s’échangeaient depuis janvier.

« Ça alors Amy, t'as déjà enfilé ton uniforme ? Tu tiens vraiment à passer pour l'ennuyeuse de service dès le voyage en train ? » Lui demanda-t-elle sur un ton moqueur en passant la tête dans l’entrebâillement de la porte menant à la chambre qu’elle partageait avec sa demi-sœur. « Fais au moins quelque chose pour tes cheveux, t'auras déjà l'air moins coincée ! »

Elle avait presque roulé des yeux en apercevant ces deux tresses en épi et nattées qui lui rappelaient bien plus l’image d’une élève naïve des années cinquante plutôt que celle d’une élève cool et moderne. Très sincèrement, Amelia ne pouvait espérer se montrer sous un beau jour si elle commençait à commettre de telles erreurs et mieux valait pour elle qu’elle ne se laisse guider afin de faire en sorte que Poudlard puisse devenir l’occasion pour elle d’être quelqu’un de meilleur et de réputé en mettant de côté toutes les bizarreries qui lui avaient valu des critiques à l’école moldue. Candice l’avait toujours défendue en essayant de la montrer sous de beaux jours mais ce n’était pas pour autant que toutes ses copines s’étaient mises du jour au lendemain à l’apprécier énormément. Cette fois-ci, Amelia devrait faire des efforts pour changer.

Se dirigeant vers la fenêtre pour aérer la pièce, la tête blonde balaya l’ensemble de la chambre d’un air à la fois excité et nostalgique. Toutes ces soirées magiques passées sous le chapiteau improvisé avec Amelia lui manqueraient mais tout cela n’était que le début. Elles iraient dans la même maison et elles pourraient encore plus s’amuser dans leur nouveau dortoir puisqu’il y aurait d’autres filles de son âge. Oui, elle était sûre que tout se passerait bien et qu’elle vivrait sept années de pur bonheur ! Jetant un nouveau regard à Amelia qui était toujours en train d’hésiter sur les affaires qu’elle emporterait, elle lui lança derechef :

« Si j'étais toi, je laisserais tous ces trucs ici… » Elle désigna du menton son set de couture. « Enfin, à part si tu tiens vraiment à être désignée reine des ringardes dès ton arrivée. Mais alors dans ce cas je te préviens, on s'est jamais vues et je te connais pas. »

Candice savait être persuasive tout comme elle savait employer les bons mots face à sa demi-sœur influençable et qui ne prenait jamais ses décisions précipitamment mais elle disait le faire pour son bien, pensant très sérieusement que le style démodé dont elle faisait preuve en tissant ses nappes ne lui ferait pas honneur devant tous les autres élèves. Comme elle l’avait dit, il était hors de question qu’elle ne se coltine une Amelia complètement paumée et qui soit incapable de s’intégrer convenablement. Elijah était suffisamment aigri et solitaire pour qu’elle ne laisse sa demi-sœur rejoindre le camp des marginaux. Que diraient les autres ? Si elle pouvait envisager la possibilité de ne pas évoquer Elijah dans la plupart de ses discussions, il serait plus difficile d’ignorer Amelia qui partagerait sa promotion. Elle était donc contrainte de dire les choses telles qu’elles étaient pour la réveiller.

Après avoir pris le déjeuner que lui avait préparé sa mère et l’avoir fourré dans son tout nouveau sac à bandoulière, Candice entama une approche avec Elijah en lui posant des questions sur les meilleurs joueurs de Quidditch de l’école mais ce dernier afficha clairement son désintérêt pour les stars de chaque maison. Elle insista durant tout le trajet en voiture sur d’autres thèmes, souhaitant arracher à son frère bien plus que des phrases simples. Sa mère d’ailleurs de l’occasion pour leur dire à quel point il serait bien que l’un d’entre eux finisse par intégrer une équipe. Mais entre les trois, seul Elijah avait la tête de l’emploi. Notre protagoniste, elle, ne se voyait pas briller sur un balai tout comme l’idée d'imaginer Amelia au moindre poste dans ce sport la faisait bien rire.

Quand ils franchirent la gare de King’s Cross, ils se frayèrent un chemin jusqu’à la voie 9 ¾. Jusque-là, seules les deux filles et Robin Bennett n’avaient pas encore franchi le mur qui menait ses visiteurs jusqu’à un quai parallèle, là où le célèbre Poudlard Express embarquait chaque année. Suivant les traces d’un Elijah indifférent et presque ennuyé, la jeune fille accéléra son allure avant de franchir ce fameux mur la main dans celle d’Amelia. La traversée se fit sans la moindre douleur et ce fut avec un sourire plein de joie que Candice découvrit de ses propres yeux le train qui l’amènerait à l’école. C’était comme sur les photographies qu’elle avait vues dans l’un de ses livres lorsqu’elle avait pris le temps de les feuilleter quand Amelia lui posait des questions diverses.

Autour d’eux, un grand monde pullulait déjà. Les familles étaient présentes pour accompagner leurs enfants et ces derniers partageaient pour la plupart la même expression que notre tête blonde. Cette dernière les regardait tous, heureuse d’être au milieu de ses futurs camarades voire même ceux qui étaient plus âgés ! L’excitation de la jeune enfant ne laissa pas énormément de place pour de longs au revoir même si sa mère, son beau-père et sa maison allaient lui manquer. Un long câlin de leur part lui suffit alors qu’Amelia semblait s’éterniser dans l’inquiétude et des appréhensions que sa demi-sœur ne pouvait comprendre. Après tout, c’était elle qui lui avait fait part de la façon dont étaient vus les nés-moldus par les enfants de sorciers et comme elles ignoraient la véritable ascendance de la mère biologique d’Amelia, rien était sûr pour elle.

Quand ils entrèrent enfin dans la locomotive, Elijah ne tarda pas à se séparer des filles pour, certainement, rejoindre sa seule amie Octavia. Sa sœur lui jeta un dernier regard avant de déclarer lorsqu’il fut suffisamment loin :

« C’est mieux comme ça. Il est temps pour nous de nous faire des amis intéressants et influents et je n’ai certainement pas l’intention de laisser ce légume ambulant ruiner nos chances en tirant une sale tronche pendant tout le trajet ! » Elle écarquilla légèrement les yeux et posa les mains sur ses hanches avant d’ajouter en ricanant : « Maman se fait des idées. Comme s’il pouvait intégrer l’équipe de Quidditch de Serpentard ! Quoi que le poste de gardien, ça peut tout à fait lui convenir puisqu’il est doué quand il s’agit de rester planté sur place à ne rien faire. »

Amelia esquissa un fin sourire gêné que sa demi-sœur interpréta pourtant comme une totale approbation. Elle n’avait aucune honte à parler ainsi de son frère, estimant qu’il allait de soi qu’il tente de faire ses efforts. Certes, il était très investi à la maison mais il avait tendance à se négliger en contrepartie. Être tout le temps trop sérieux et trop coincé, ce n’était pas quelque chose qu’elle comprenait et c’était ce qui la poussait à vouloir forcer son frère à s’ouvrir.

Les compartiments se remplissant rapidement, Candice ne tarda pas à choisir le leur qui était déjà occupé par trois autres garçons. Si Amelia demeura coincée dans son mutisme, notre héroïne, quant à elle, engagea sans le moindre souci la conversation avec ces inconnus. Le contact se créa rapidement tant l’éloquence de la jeune fille était développé. Son salut tout d’abord très enthousiaste les avait confortés dans l’idée qu’elle était plutôt aimable mais ce fut avant tout les questions intéressées de sa part qui les firent parler d’eux-mêmes, se livrant à des confidences très croustillantes pour elle. Deux d’entre eux étaient enfants de directeurs de départements du Ministère de la Magie et le père du troisième connaissait même le Ministre en personne ! Décidément, le hasard avait bien fait les choses et Candice adressa discrètement à sa demi-sœur un sourire victorieux alors qu’elles dégustaient leur déjeuner. Ce talent naturel qui lui permettait d’attirer la sympathie et l’intérêt des autres fonctionnait une fois de plus et sans la moindre difficulté !

« Eh, au fait, c’est quoi votre ascendance ? » Leur demanda l’un des garçons avec une curiosité mal dissimulée.

Sans consulter son acolyte, Candice répondit avec assurance :

« On est toutes les deux nées sang-pur. »

Elle jeta un regard en biais à Amelia qui lui fit très clairement comprendre qu’elle ne devait pas contredire sa version, ni paraître trop stupéfaite. Ce genre de questions n’avait rien d’innocent et elle avait parfaitement compris qu’en général, seuls les sang-pur soucieux du statut du sang osaient interroger les autres de cette façon. Si Candice n’avait pas menti concernant son propre cas, elle l’avait pour l’autre dans le simple but de ne pas l’exclure du groupe.

« Parfait ! Nous aussi. C’est plutôt un soulagement, nous ne fréquentons pas les sang-de-bourbe. L’école les accepte, c’est déjà de trop alors il est hors de question qu’on se mette à leur parler. »

Amelia se renfrogna dans son coin tandis que Candice força un rire cristallin suite à ces aveux :

« Je vous comprends ! Ils vivent dans un univers différent du nôtre, on ne peut pas mélanger les serviettes et les torchons. »

Elle se tourna à nouveau vers sa frangine qui était encore moins à l’aise qu’au début. Elle lui sourit une fois de plus, cette fois-ci de façon un peu plus sincère, dans le but de la rassurer, ce qui s’avéra plutôt vain.

La discussion se poursuivit sur d’autres thèmes au cœur desquels ils se confièrent diverses anecdotes. Les trois garçons avaient vécu beaucoup de choses grâce à l’influence de leurs parents et ils n’avaient manqué de rien. Ils avaient pu obtenir des places privilégiées à la dernière coupe du monde de Quidditch et ils avaient dévoré chacun des matchs auxquels ils avaient assisté.

« On y était aussi ! Si ça se trouve, nous nous sommes croisés mais on ne s’en souvient plus. D’ailleurs, on a toujours été passionnées par le Quidditch, elle et moi. Dans notre jardin, on y joue parfois avec nos balais et je peux vous garantir qu’on se débrouille carrément bien. » Affirma-t-elle en hochant positivement la tête.

Les trois garçons étaient captivés par tout ce qu’elle disait alors qu’Amelia savait pertinemment que tout cela n’était que des mensonges. Jamais les deux sœurs n’avaient eu de balai et aucune des deux ne savaient voler. Leur famille ne pouvait se permettre de briser le code du secret alors que le voisinage était rempli de moldus. C’était la seule raison pour laquelle on ne leur avait jamais offert le matériel nécessaire pour jouer au Quidditch. Poursuivant leur échange sur le métier de conjureur de sorts, Candice prétendit avoir un oncle lointain qui exerçait cette profession et qui avait été de nombreuses fois confronté à d’incroyables situations dangereuses auxquelles il s’en était sorti avec des cicatrices partout sur le corps. Le regard ébahi et admiratif de ses nouveaux amis gonflait son ego à son plus grand contentement et elle continua à déblatérer d’autres mensonges ou des exagérations dans le seul but de se créer une importance. Ses récits étouffèrent totalement la présence muette d’Amelia qui ne put prononcer le moindre mot que lorsque le train s’arrêta totalement et que les deux filles se retrouvèrent seules en descendant du Poudlard Express.

« Tu peux me dire à quoi tu joues ? » Lui demanda-t-elle sur un ton hésitant en lui tirant le bras. « Mon père est moldu, ils vont finir par le savoir, non ? »

Un sourire malicieux sur les lèvres, la blondine haussa les épaules.

« Et comment le sauraient-ils ? Dis-toi plutôt que je t'ai rendu service, grâce à moi ces types te verront désormais comme quelqu'un. D'ailleurs, le mignon du milieu m'a demandé ton nom, j'ai répondu Tracy. C'est ton deuxième nom, c'est ça ? Il te va beaucoup mieux je trouve.
– Quoi ? Mais... »

Candice ne lui en laissa pas le choix, tournant aussitôt les talons en l’obligeant indirectement à la suivre. Amelia deviendrait Tracy, une jeune sorcière prometteuse au sang-pur et qui dirait adieu à la petite gamine qu’elle était à l’école primaire qui collectionnait les fourmis et les scarabées dans des bocaux. Cette époque était révolue : Tracy méritait une place de choix dans cette école, des amis fiables et utiles ainsi qu’une bonne réputation. S’il fallait la couver pour l’empêcher de porter des vêtements horribles, de dire des choses bizarres et complètement nazes, Candice se tenait prête à continuer d’exercer sa domination écrasante sur elle. Elle pensait lui rendre véritablement service et en même temps, ce serait une façon pour elle de toujours l’avoir près d’elle.

Rejoignant les trois garçons du train dans l’une des barques qui flottaient sur le Lac Noir, ils s’émerveillèrent ensemble du spectacle écossais ; Poudlard s’élevait et dominait le paysage entouré de collines et de forêt. La nuit mettait en valeur les lumières des torches qui émanaient d’un nombre incommensurable de pièces. L’excitation des première année était à son comble mais également le stress de la part de ceux qui, comme Tracy, ne se sentaient pas encore prêts. Bientôt, ils quittèrent les barques les yeux plein d’étoiles tandis que l’école leur paraissait encore plus énorme lorsqu’ils posèrent pieds au niveau du hangar.

« Tracy, la magie nous attend. J’espère que t’es prête. » Glissa Candice avec autant de malice que tout à l’heure dans l’oreille de Tracy.

Devant les lourdes portes de chêne, la direction les accueillit avant de les amener dans le hall, là où elle récita son discours annuel à l’adresse des nouveaux. Tout le monde l’écoutait attentivement mais ils ne purent s’empêcher d’observer le décor qui les entourait avec envie, curiosité et appréhension à la fois. Et bientôt, les première année firent leur entrée dans la Grande Salle en attirant tous les regards sur eux. Notre héroïne faisait partie des rares à étirer un large sourire lorsqu’elle observa à son tour les élèves plus âgés qui avaient déjà regagné leur table. Elle croisa au passage les yeux d’Elijah qui abordait, sans surprise, un visage fermé et impassible.

Trois élèves furent déjà répartis lorsque la voix de la Directrice appela Candice à s’avancer jusqu’au tabouret. La jeune enfant s’exécuta et aussitôt, le Choixpeau Magique fut posé sur sa tête. Le cœur légèrement battant, elle semblait sereine même si le stress du verdict venait d’apparaître. Tout ce qu’elle désirait, c’était de tomber dans la bonne maison, là où elle pourrait s’amuser et faire de bonnes rencontres. En somme, tout sauf la maison de Serdaigle qui était la plus intellectuelle et donc la plus ennuyante à mourir.

QUESTION DU CHOIXPEAU
Une personne pas douée tombe dans le lac noir, malheureusement, il/elle est le seul témoin de la scène, que fait-il/elle ? – Quel idiot ! Mais Candice retiendrait parfaitement son envie d'éclater de rire et elle irait aider cet élève sans trop se mouiller, grâce à sa baguette. Par la suite, avec un sourire rassurant, elle jouerait les modestes pour, un de ces jours, lui demander une faveur en retour.




Dernière édition par dame de pique le Jeu 26 Juil - 22:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: + candice rose tiedoll (19 years later) Jeu 26 Juil - 22:39

— Allergie aux abeilles :
• elle a expérimenté sa première piqure d’abeille à l’âge de 8 ans, déclarant des symptômes proches du choc anaphylactique tels qu’un état de choc, une faiblesse physique, des difficultés respiratoires et des éruptions cutanées.
• depuis, elle craint plus que tout ces hyménoptères et elle les déteste autant que les insectes en général

— Mimiques :
• Lorsqu’elle est intéressée ou qu’elle cherche à saisir une opportunité, Candice a tendance à replacer les mèches de ses cheveux derrière l’une de ses oreilles.
• Mais lorsqu’elle se met à les tortiller, c’est qu’elle émet une certaine distance désintéressée envers son interlocuteur ou bien qu’elle est sceptique.
• Lorsque Candice ment, elle a tendance à regarder intensément son interlocuteur si elle prend elle-même l’initiative de mentir. Si elle est prise au dépourvu, elle regardera sur le côté pendant une fraction de seconde avant de répondre ou bien elle se mordillera brièvement la lèvre supérieure.
• Lors des salutations, lorsque Candice accueille une personne en posant une main sur l’une de ses épaules, elle affiche un désir d’ascendance sur cette personne, de contrôle et de pouvoir sur elle. C’est en général ce qu’elle fait sur Tracy et ses autres amis.
psychologie approfondie
— N’aime pas les animaux en général. Elle se tient à l’écart d’eux, ce qui lui a valu de ne pas prendre Soins aux Créatures Magiques en option. Les animaux laissent des poils un peu partout et elle ne supporte pas cela. Il lui arrive de reprendre gentiment ‒ en apparence du moins ‒ses camarades de dortoir lorsque leurs animaux trainent sur son propre lit. De manière générale, elle n’aime pas la saleté.

— Elle est soigneuse dans ce qu’elle fait, quitte à prendre du temps pour bien les effectuer. Lorsqu’elle note ses cours, elle préfère perdre son temps à souligner ou rectifier une lettre mal tracée plutôt que de suivre le débit oratoire du professeur qui dicte la leçon. En général, elle recopiera ce qui lui manque en copiant sur son gentil voisin et sans vraiment écouter ce que dit le professeur. Son manque de concentration la mènera ensuite à ne pas accomplir efficacement les consignes données par le professeur.

— Sa concentration n’est effective que pour ce qui peut l’intéresser ou la passionner. Elle sera donc très investie dans des quêtes de l’ordre du social et de la créativité mais paraîtra totalement désintéressée par tout ce qui touche à l’érudition et donc, aux cours (elle a redoublé sa 3ème année). Ce n’est pourtant pas le talent, ni l’intelligence scolaire qui lui manquent, c’est juste qu’elle ne l’exploite pas.

— Être populaire à Poudlard est une forme de réussite et de gloire pour Candice. Elle vise haut à sa manière et pour elle, atteindre le sommet d’une réputation auprès de centaines d’élèves et de professeurs, c’est une ambition qui n’a pas d’égal. Après tout, elle sait que l’avenir n’est prometteur que si l’on sait se construire un réseau utile et si l’on parvient à être apprécié par un maximum de personnes desquelles elle pourrait obtenir des faveurs en tous temps. Obtenir le plus d’ASPICs possible ne lui paraît donc pas être la seule solution pour pouvoir réussir. Travailler n’est clairement pas sa tasse de thé et elle préfère se complaire dans les loisirs et l’amusement. Elle fait partie de ces personnes qui pensent pouvoir gagner sa vie en gagnant la sympathie, le respect et l’admiration des gens. Parmi eux, il y en a bien qui finiront par devenir haut-placés au Ministère. De plus, elle dispose actuellement de pas mal d’esprits brillants qui ont peu confiance en eux pour l’aider à faire ses devoirs ou assurer un minimum certaines de ses interrogations.

— Elle a pratiqué trois ans de gymnastique jusqu’à ses six ans où sa mère l’a inscrite à la danse. Elle a depuis nourri une grande passion pour cette discipline et elle affectionne notamment la danse moderne et rythmée.

— Certains élèves aiment peindre, jouer de la musique, écrire ou lire mais Candice n’est pas de ce genre. En dehors de la danse, ses loisirs tournent autour de la photographie et de la mode à travers laquelle elle épluche chaque magazine pour sorciers et sorcières afin de s’émerveiller devant les créations. Elle se sert d’ailleurs de Tracy pour lui confectionner certains vêtements dans le même style de ceux qui sont trop hors de prix pour elle.

— Du genre prévoyante, elle ne laisse pas souvent place à l’improvisation et ses coups sont plutôt prévus à l’avance, tout comme elle aura déjà connaissance de la robe qu’elle portera lors du prochain bal de Noël, six mois plus tard.

— En règle générale, elle n’est peut-être pas fin stratège mais son côté manipulateur la conduit à se montrer assez calculatrice. Elle est prête à beaucoup de choses pour arriver à ses fins et elle n’aime pas l’échec dans ce qu’elle entreprend, ni de perdre le contrôle sur une situation dans laquelle elle est impliquée. Cela la stresse, la rend nerveuse et quand bien même elle essaierait de le cacher, elle s’afficherait de façon un peu plus aigrie et susceptible que d’habitude. C’est pourquoi elle tend à souvent rappeler aux gens de façon très subtile à quel point ils ont de la chance de l’avoir en amie ou combien ils lui doivent pour les services qu’elle a pu le leur rendre. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que ces services servent avant tout un but égoïste dans le but d’obtenir des faveurs futures de leur part avant de n’être que de l’altruisme ou un élan de bonté.

— L’élan de bonté, par ailleurs, peut être existant envers les personnes sur lesquelles elle possède une influence indiscutable et elle les apprécierait réellement en les choyant, en les protégeant si nécessaire, en faisant tout pour eux et en leur donnant des conseils tant qu’ils acceptent inconsciemment ‒ ou même consciemment ‒ cette domination qu’elle exerce sur eux. Il est alors simplement question de la suivre et de toujours aller dans son sens ; c’est l’échange de base qui fonde une amitié entre Candice et ses amis. Mais à partir du moment où la personne s’éloigne d’elle, s’échappe de son contrôle ou n’est plus sur la même longueur d’onde qu’elle, cette dernière considère cela comme un acte de trahison. Il est alors évident que sa rancune parlera et qu’elle ne laissera pas la personne s’en tirer sans le regretter cette rupture. Elle agira doucement, subtilement et pourra faire preuve de patience pour assouvir sa vengeance mais elle garantira des conséquences inoubliables et humiliantes pour sa cible. Et si elle est très proche de la personne, elle l’humiliera tout en faisant en sorte que sa proie ne revienne par culpabilité et remise en question. Son arme, c’est celle qui abat les réputations et plonge le misérable dans la marginalité la plus totale. Le vrai pouvoir, c’est la persuasion et la capacité de pouvoir monter tout un petit monde contre un ennemi. Bien entendu, il n’est pas question de faire des témoins ou d’amener sa proie à formuler des accusations crédibles contre elle donc Candice assurera toujours ses arrières pour pouvoir nier en bloc sans qu’aucune preuve ne soit présente à son encontre. Mais, de toute façon, rares sont ses ennemis tant elle est capable de s’accommoder de tout le monde et de s’entendre avec des gens très différents les uns des autres. Elle sait que certaines personnes sont plus influençables que d’autres et elle adaptera sa façon d’aborder une personne en fonction de son caractère.

— Candice est empathique et c’est l’image qu’on la lui connaît le plus, en plus de ses prétendus traits de gentillesse, de serviabilité. Elle sait parfaitement s’imprégner des émotions des autres et se mettre à leur place. C’est ce qui lui permet de pouvoir attirer leur sympathie pour mieux les manipuler. Elle a compris très jeune que la meilleure façon de se faire des amis était de s’intéresser à ce que disaient ses interlocuteurs, de leur poser des questions, d’être une bonne oreiller attentive et de leur donner des conseils. C’est une vieille méthode qui marche toujours !

— Il y a pas mal de choses qu’elle n’aime pas forcément mais pour se lier aux gens, il est nécessaire de pouvoir parler de sujets variés pour créer des points en communs. Elle sait donc s’intéresser à diverses choses juste en se renseignant ou en écoutant les autres en parler autour d’elle. Ainsi, bien qu’elle ne s’y connaisse pas vraiment en Quidditch, elle saura tout à fait faire croire à un passionné de ce sport qu’elle l’apprécie également et elle saura également se montrer convaincante devant un joueur de Bavboules alors que ce jeu lui parait aussi utile que la présence de Mimi Geignarde dans le château.

— Chaque occasion est bonne à prendre et Candice sait les saisir. Elle n’agit jamais sans raison et elle fera toujours en sorte de privilégier son intérêt avant celui des autres. C’est une opportuniste par excellence qui a de l’intuition pour les bons bails et qui est prête à passer par des phases un peu plus difficiles que prévu pour obtenir ce qu’elle veut. Elle peut faire des concessions tant qu’elle ne perd pas énormément dans l’échange, ce qui en fait une bonne négociatrice.

— Assez joueuse, elle ne craint pas les défis mais elle ne prendra pas trop de risques si l’enjeu peut lui faire perdre beaucoup. Elle pèse toujours le pour et le contre avant de s’engager dans quelque chose, même si elle peut parfois faire preuve de spontanéité dans sa prise de décision. Concernant les jeux en eux-mêmes, elle est plutôt chanceuse aux jeux de hasard et elle préférera donc bien plus les loteries aux jeux qui demandent de la réflexion et pour lesquels elle a tendance à perdre à chaque fois.

— C’est une fille joyeuse, sociable et dynamique qui tirera toujours ses amis vers elle vers les autres. Elle se sent à l’aise en groupe, là où elle aime attirer l’attention sur elle. Elle n’aime pas qu’on lui vole la vedette, aussi ne permettra-t-elle à l’un de ses proches d’être sous les projecteurs que si elle y est également ou si elle est responsable du succès de cette personne. D’une façon ou d’une autre, elle veut être impliquée dans tout ce qui peut attirer le regard.

— Très éloquente, elle s’exprime en accompagnant ses propos par des gestes ou des expressions du visage très marquées. Elle sourit beaucoup, c’est comme sa marque fabrique à tel point qu’il est difficile de savoir à quel moment son sourire est sincère ou faux. Il pourrait très bien être l’un ou l’autre à tout moment. C’est une bonne oratrice que l’on pourrait penser très ouverte et facilement cernable. Son discours est toujours fluide, elle fait preuve d’assurance dans sa manière d’annoncer ses pensées et elle est généralement douée pour convaincre, grâce à son jeu des apparences notamment. Par ailleurs, elle prendrait sans hésiter la décision de réciter un petit discours lors d’une soirée, par exemple.

— Excellente menteuse, elle a pris l’habitude depuis toute petite d’exagérer certaines anecdotes ou de carrément mentir sur certains aspects de sa vie lorsque cela peut la rendre intéressante auprès de certaines personnes. Elle prétendra par exemple n’avoir jamais côtoyé les moldus avec bon cœur par le passé à quelqu’un qui les déteste. Elle prétendra avoir été très douée au Quidditch durant sa petite enfance à quelqu’un qui est joueur dans une équipe alors qu’elle n’est jamais montée sur un balai avant sa première année.

— Matérialiste, elle aime posséder les choses de la même manière qu’elle aime posséder ses proches. Elle met une grosse partie de son argent de poche dans le cosmétique et les accessoires, notamment.

— Bien qu’elle ne soit pas adepte des règles, Candice sait s’y plier et elle n’enfreint le règlement de Poudlard que rarement et seulement si c’est nécessaire. En effet, préférant se mettre les préfets de chaque maison dans sa poche, elle ne voudrait pas les confronter en cas d’infraction de sa part.

— Son rapport aux hommes a changé depuis qu’elle a su que son père maltraitait sa mère : elle ne supporte pas que l'on lève la voix sur elle, et si elle se sent menacée d'une quelconque manière, son comportement changera du tout au tout, et il ne vaudra mieux pas être sur son chemin. En dehors de ça, elle n'hésite pas à se jouer d'eux.
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+ candice rose tiedoll (19 years later)

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